- Donald Trump promet des rétorsions économiques sans précédent contre tout pays ou entité apportant une aide à l’Iran.
- Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz s’est effondré, avec seulement neuf navires enregistrés en une journée par Kpler.
- Le Royaume-Uni exige la suspension des projets de colonisation israéliens en Cisjordanie et a convoqué la chargée d’affaires d’Israël.
- L’Australie se dit outrée par la fermeture de l’enquête israélienne sur la mort d’humanitaires à Gaza.
Escalade verbale et guerre économique entre Washington et Téhéran
Donald Trump a franchi un nouveau cap dans sa rhétorique face à l’Iran. Sur son réseau social Truth Social, le président américain a promis des répercussions financières d’une ampleur inédite contre tout État, entreprise ou institution apportant un soutien à Téhéran. Jugeant que le pouvoir iranien n’avait pas saisi la possibilité de négocier un accord, Washington entend désormais cibler l’ensemble des canaux d’approvisionnement, de la contrebande pétrolière aux sociétés écrans. Le président américain promet de déployer l’opération de pression économique la plus écrasante jamais entreprise contre une nation. De son côté, Téhéran a adressé une mise en garde similaire aux pays du Golfe, les sommant de ne fournir aucune assistance aux forces armées américaines.
Paralysie quasi totale du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz
Cette montée des tensions internationales se traduit déjà de façon critique sur les voies commerciales stratégiques de la région. Selon les données maritimes publiées par la société Kpler, l’activité dans le détroit d’Ormuz accuse une baisse spectaculaire. Seuls neuf bâtiments ont franchi ce passage névralgique en une journée, une récession drastique alors que la moyenne quotidienne s’établissait habituellement entre 130 et 140 navires avant le déclenchement du conflit. La circulation dans ce passage clé du commerce mondial reste quasi bloquée en raison de la détérioration de la situation sécuritaire.
Protestations britanniques face aux projets d’extension israéliens en Cisjordanie
Sur le plan diplomatique, les initiatives d’Israël suscitent une vive réprobation de ses partenaires occidentaux. Le ministère israélien du Logement a ouvert un appel d’offres pour la construction de plus de 1 200 logements dans le secteur E1, à l’est de Jérusalem. Ce programme, approuvé en août 2025 pour un total de 3 400 habitations, menace de scinder la Cisjordanie occupée en deux et de compromettre la continuité territoriale d’un futur État palestinien. Face à cette décision, le Royaume-Uni a immédiatement convoqué la chargée d’affaires israélienne à Londres pour exiger l’arrêt du projet. Le chef de la diplomatie britannique, Ed Miliband, a qualifié ces démarches d’inacceptables.
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Indignation de Canberra après le classement d’une enquête sur des humanitaires
En parallèle, l’Australie a exprimé un profond mécontentement à la suite de la décision d’Israël de clore l’enquête pénale relative à la mort de travailleurs humanitaires dans la bande de Gaza, parmi lesquels figurait la citoyenne australienne Zomi Frankcom. La ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong s’est dite outrée par cette décision d’abandonner les poursuites. Le gouvernement australien a annoncé la convocation de l’ambassadeur d’Israël à Canberra afin d’exprimer directement sa position et d’évaluer les démarches à venir.