- Un homme de 32 ans a été mis en examen pour l’assassinat de l’influenceuse Sonia H., dite Sonia Bellina.
- Le corps de la victime de 29 ans avait été retrouvé partiellement brûlé le 12 août dans le Gard.
- Les données de géolocalisation de son bracelet anti-rapprochement ont permis de situer le suspect sur les lieux du crime.
- Le suspect, déjà condamné pour violences conjugales, nie les faits malgré la présence de son ADN.
La découverte du corps et la piste du dernier rendez-vous
Le 12 août dernier, le corps partiellement calciné de Sonia H., connue sous le pseudonyme de Sonia Bellina, était découvert dans une zone viticole près de Nîmes, dans le Gard. Âgée de 29 ans, la victime exerçait une activité d’influenceuse et d’escorte. Rapidement, les enquêteurs de la gendarmerie se sont penchés sur son emploi du temps et ses dernières communications numériques afin de reconstituer le fil de sa dernière soirée. Les investigations techniques ont permis d’identifier un rendez-vous fixé la veille du drame et de repérer un véhicule suspect grâce aux images de vidéosurveillance. Le croisement de différents fichiers policiers a permis d’associer un nom à la silhouette du conducteur, tandis que des analyses génétiques ultérieures ont révélé la présence de l’ADN du suspect sur le corps de la victime.
L’apport déterminant de la technologie de surveillance
Placé en garde à vue, cet homme de 32 ans a reconnu avoir rencontré la jeune femme et partagé un moment avec elle la nuit des faits, tout en niant farouchement être impliqué dans son décès. Les gendarmes ont toutefois pu opposer une preuve matérielle majeure à ses dénégations : les données de géolocalisation de son bracelet anti-rapprochement. Ce dispositif de surveillance électronique a enregistré en temps réel les déplacements du suspect, attestant de sa présence précise sur le lieu et à l’heure du crime. Ces données de localisation correspondaient parfaitement au parcours du téléphone de la victime dans les vignes de Saint-Gilles, fermant ainsi la porte à l’hypothèse d’une absence du suspect sur la scène de crime.
Un dispositif conçu pour la protection des victimes
Le suspect présente un profil judiciaire lourd, marqué par une condamnation en décembre 2023 à Lille pour des faits de violences conjugales. C’est à la suite de cette condamnation qu’il s’était vu imposer le port de ce bracelet électronique afin de protéger son ancienne compagne d’éventuelles récidives. Le bracelet anti-rapprochement, déployé en France depuis septembre 2020, est un outil judiciaire qui impose une interdiction de contact et une distance minimale à respecter sous peine d’alerte immédiate. Ce dispositif, qui nécessite le consentement des deux parties concernées, est généralement ordonné pour une durée de six mois renouvelable, une mesure qui courait toujours pour le suspect au moment des faits. L’enquête se poursuit désormais sous la direction d’un juge d’instruction à Nîmes pour faire toute la lumière sur cet assassinat.