- Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé des surtaxes douanières réciproques à compter du 8 septembre 2026.
- Cette décision fait suite à l’échec des négociations commerciales et à l’entrée en vigueur de taxes américaines ciblant 20 milliards de dollars d’importations canadiennes.
- Le président américain, Donald Trump, a vivement dénoncé cette riposte, excluant pour l’heure toute nouvelle session de négociations.
Une rupture consommée après des semaines de pourparlers
Les relations commerciales entre Ottawa et Washington traversent une crise majeure. Vendredi soir, à la veille de l’expiration d’un ultimatum fixé par la Maison-Blanche, le Premier ministre canadien Mark Carney a mis fin aux négociations bilatérales. Ottawa a rejeté ce qu’il qualifie de « mauvais accord », accusant l’administration américaine de vouloir limiter la souveraineté commerciale du pays. En réaction, Washington a immédiatement mis en vigueur, samedi 22 août 2026, des droits de douane sur environ 20 milliards de dollars d’importations canadiennes, incluant des secteurs divers comme le ciment ou le matériel de sport. Face à cette offensive tarifaire, le gouvernement canadien a dénoncé une attaque directe contre son économie.
Une réponse tarifaire ciblée et proportionnée
Le Premier ministre Mark Carney a annoncé une riposte proportionnelle lors d’une conférence de presse. À partir du 8 septembre 2026, Ottawa appliquera des surtaxes douanières équivalentes, « au dollar près », à celles imposées par les États-Unis. Ces représailles viseront des secteurs stratégiques de l’économie américaine, notamment l’acier, les produits laitiers, l’industrie du papier, l’électronique ainsi que les machines agricoles. Outre les enjeux strictement économiques, le dirigeant canadien a justifié cette fermeté par la nécessité de protéger la culture québécoise et la langue française, qu’il estime menacées par les exigences américaines relatives à l’étiquetage bilingue et aux subventions culturelles. Pour Mark Carney, le Canada doit faire face à une véritable « tempête qui souffle depuis Washington ».
La vive réaction de Washington et le blocage des discussions
La réplique canadienne a suscité la colère immédiate de Donald Trump, qui s’est exprimé sur son réseau social Truth Social en déclarant : « Ça suffit ! ». Le président américain a accusé le Canada de vouloir bénéficier des avantages d’un État américain sans en être un, tout en pointant du doigt les taxes historiques imposées aux agriculteurs des États-Unis. Parallèlement, le négociateur en chef américain, Jamieson Greer, a confirmé sur Fox News que Washington poursuivrait ses mesures restrictives en réponse aux représailles d’Ottawa, précisant qu’aucun nouveau cycle de discussions n’était prévu. Cette crise marque une nouvelle étape dans la politique protectionniste de Donald Trump, qui cherche à redéfinir les rapports de force avec son voisin.
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Des répercussions majeures pour l’économie canadienne
Bien que l’ensemble de la classe politique canadienne soutienne la décision d’interrompre les pourparlers, l’économie du pays s’apprête à traverser une période de fortes turbulences. Cette guerre commerciale touche des secteurs d’activité théoriquement protégés par l’accord de libre-échange unissant les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les conséquences potentielles sont particulièrement lourdes pour Ottawa, dont l’activité dépend historiquement de son puissant voisin du Sud. Les États-Unis demeurent, de très loin, le principal partenaire commercial du Canada, captant près de 70 % des exportations globales du pays.