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samedi 12 septembre 2026
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La situation de Volkswagen est jugée « plus que critique » par son PDG

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La situation de Volkswagen est jugée « plus que critique » par son PDG
Photo · lefigaro.fr
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L’essentiel
  • Le PDG Oliver Blume estime que Volkswagen et l’automobile allemande font face à la plus grande crise de leur histoire.
  • Le groupe automobile enregistre une surcapacité de production évaluée à 500 000 véhicules par an en Europe.
  • Un plan de suppression de 50 000 emplois a été validé, dont 37 000 ont déjà fait l’objet d’accords.
  • Le syndicat IG Metall annonce qu’il s’opposera fermement à toute fermeture éventuelle d’usines.

Un secteur confronté à des turbulences inédites

Le secteur automobile allemand traverse une période particulièrement sombre. Dans une communication adressée aux salariés, le président-directeur général du groupe Volkswagen, Oliver Blume, a dressé un constat alarmant sur l’état de l’entreprise. Selon le dirigeant, le premier constructeur européen fait face à la plus grande tourmente de son histoire. Cette dégradation s’explique principalement par une conjoncture économique mondiale défavorable et par l’intensification de la concurrence chinoise. Face à cette situation jugée « plus que critique », la direction prépare les esprits à de nouveaux arbitrages.

Des capacités de production excédentaires en Europe

L’un des défis majeurs auxquels est confronté le géant industriel réside dans l’inadéquation entre ses capacités de production et la demande réelle. Volkswagen enregistre aujourd’hui une surcapacité évaluée à environ 500 000 véhicules par an sur le continent européen. Même si le PDG rappelle que la fermeture de sites demeure la solution la plus coûteuse, plusieurs usines voient leur avenir assombri. La rentabilité des sites d’Emden, d’Hanovre, de Zwickau et de Neckarsulm à l’horizon 2030 apparaît désormais très incertaine. Pour éviter des fermetures sèches, le groupe explore d’autres pistes, telles que des discussions avec l’industrie de la défense pour le site d’Osnabrück.

Une restructuration sociale sous forte tension

Pour restaurer sa compétitivité, la firme de Wolfsburg a déjà engagé des mesures de réduction d’effectifs prévoyant le départ de 50 000 collaborateurs. À ce jour, des accords ont été conclus avec 37 000 d’entre eux, mais la direction juge qu’un effort collectif supplémentaire reste indispensable. Cette stratégie se heurte toutefois à un front syndical déterminé. La présidente du syndicat IG Metall, Christiane Benner, a fermement prévenu que les salariés s’opposeraient aux fermetures d’usines. Par ailleurs, le gouvernement du Land de Basse-Saxe, actionnaire important détenant 20 % des droits de vote, conserve un rôle clé après avoir refusé d’approuver un précédent plan d’économies en juillet.

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L’ouverture de négociations cruciales

La direction du groupe s’apprête désormais à entamer une série de réunions d’information et de négociation avec les représentants du personnel. Oliver Blume doit se rendre sur plusieurs sites majeurs, notamment à Wolfsburg, Zwickau et Emden, afin d’expliciter la feuille de route stratégique. Le dirigeant martèle que le succès de ce redressement nécessite l’adhésion de l’ensemble des parties prenantes. Les échanges s’annoncent particulièrement complexes dans un climat social marqué par le mécontentement des salariés.

Article rédigé par La Revue à partir de sources d’actualité.

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Écrit par
Sarah Boileau

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