- Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé le 24 août 2026 un durcissement majeur des sanctions économiques contre l’Iran.
- Les nouvelles mesures ciblent l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime, tout en menaçant d’exclure du système dollar les pays tiers récalcitrants.
- Cette offensive financière intervient alors que le détroit d’Ormuz est bloqué depuis six mois, provoquant une envolée des cours du pétrole.
Un durcissement sans précédent des sanctions financières
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé lundi 24 août 2026 une série de mesures restrictives ciblant directement cinq secteurs clés de l’économie iranienne : l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime. L’administration américaine a dévoilé un nouvel arsenal de sanctions secondaires visant à asphyxier financièrement le régime iranien. Cette offensive s’accompagne d’une mise en garde explicite adressée aux pays partenaires de Téhéran, notamment la Chine. Washington menace d’exclure du système financier basé sur le dollar tout État qui continuerait de commercer avec l’Iran. Donald Trump a salué cette décision sur ses réseaux sociaux, tandis que le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a dénoncé la plus grande invasion financière de l’histoire.
Le choix de l’arme économique face à l’impasse militaire
Ce virage stratégique intervient alors que l’offensive militaire israélo-américaine entamée en février est dans l’impasse et suscite une impopularité croissante aux États-Unis à l’approche des élections de mi-mandat. Ce durcissement accroît la pression sur les partenaires de Téhéran, alors que le détroit d’Ormuz reste bloqué depuis six mois, perturbant les marchés énergétiques mondiaux. Téhéran accuse Washington d’avoir violé le protocole d’accord signé en juin, empêchant la stabilisation de la région. Si les Émirats arabes unis ont déjà suspendu leurs échanges avec l’Iran, ce dernier cherche des alternatives et négocie avec Oman pour débloquer le détroit, par lequel transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux. Malgré la fermeté affichée, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que le pays faisait face à d’importantes difficultés économiques.