- Le Trésor américain, par la voix de Scott Bessent, prépare des sanctions secondaires visant les pays et entreprises commerçant avec l’Iran.
- La mesure menace d’écarter du système dollar les acteurs refusant de s’y conformer, ciblant particulièrement la Chine.
- En parallèle, les flux pétroliers via le détroit d’Ormuz sont tombés à 4,9 millions de barils par jour au deuxième trimestre 2026.
Des sanctions élargies aux alliés économiques de Téhéran
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a détaillé un nouveau dispositif de sanctions secondaires visant les partenaires commerciaux de Téhéran dans les secteurs de l’or, des technologies, des actifs numériques et du transport maritime. Ce mécanisme vise à placer les pays tiers face à l’alternative d’un isolement économique ou d’une exclusion directe du système financier en dollars, exposant particulièrement la Chine qui figure parmi les premiers acheteurs de pétrole iranien. Face à cette pression accrue, le ministre iranien de l’Économie Ali Madanizadeh a affirmé que Téhéran disposait d’un plan sur deux ans pour contrer ces mesures et infliger une nouvelle défaite à Washington. Cette escalade intervient alors que l’économie iranienne subit une inflation de 66 % sur douze mois et une nette dépréciation du rial.
Un marché pétrolier sous forte tension dans le détroit d’Ormuz
Ces décisions économiques s’inscrivent dans le contexte du conflit déclenché le 28 février et du blocage prolongé du détroit d’Ormuz par l’Iran. Selon l’Energy Information Administration, les flux d’hydrocarbures transitant par cet axe stratégique sont chutés de 21,6 millions de barils par jour fin 2025 à 4,9 millions au deuxième trimestre 2026. Les exportations pétrolières iraniennes se sont effondrées à 0,4 million de barils par jour à la mi-août sous l’effet du blocus américain. Alors que des discussions se poursuivent avec Oman pour régler les modalités de passage, les risques maritimes demeurent élevés dans la zone, illustrés par la frappe récente subie par un pétrolier au large des côtes omanaises.