- Le gouvernement des États-Unis a annoncé son intention de couper l’ensemble des ressources économiques de l’Iran.
- La Chine a affirmé qu’elle prendrait toutes les mesures nécessaires pour défendre ses intérêts économiques.
- L’économie iranienne est soumise à des sanctions quasi continues depuis quinze ans et fait face à une inflation de près de 70 %.
Annonce d’un durcissement des sanctions américaines
Le gouvernement des États-Unis a affirmé son intention de couper l’intégralité des ressources économiques de l’Iran, promettant un renforcement massif de sa pression financière. L’administration américaine souhaite viser les partenaires commerciaux de Téhéran impliqués dans des domaines stratégiques tels que la technologie, l’or, les transports maritimes ou l’aviation. En réponse à cette annonce, le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que Pékin prendrait l’ensemble des dispositions requises pour défendre fermement ses droits et ses intérêts économiques. De son côté, la Banque centrale iranienne a affirmé détenir les réserves monétaires suffisantes pour résister à cette offensive financière.
Un impact incertain sur une économie structurée en circuit fermé
L’efficacité de ces nouvelles restrictions se heurte aux mécanismes d’adaptation développés par Téhéran après des décennies sous embargo. Soumis à des sanctions quasi continuelles depuis quinze ans, l’Iran a réorienté ses flux commerciaux vers ses voisins frontaliers, notamment l’Irak, la Turquie et le Pakistan, tout en ayant recours à des sociétés-écrans, aux cryptomonnaies et à des flottes de navires non identifiés pour poursuivre ses exportations d’hydrocarbures. Si ces contournements réduisent l’effet des blocus extérieurs, la détérioration de la situation économique continue d’affecter gravement la population iranienne, dont la moitié vit sous le seuil de pauvreté avec une inflation frôlant 70 %.