- Le 27 août 2026, sept candidats déclarés à la présidentielle participent à un grand débat économique lors de l’université d’été du patronat.
- Les prétendants à l’Élysée, parmi lesquels Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, font face aux chefs d’entreprise à huit mois du scrutin.
- La rencontre s’appuie sur une vaste consultation menée en amont auprès de plus de 66 000 dirigeants.
Un grand oral économique à Roland-Garros

Le célèbre complexe de Roland-Garros troque temporairement le tennis pour la politique. Ce jeudi 27 août 2026, l’université d’été du Mouvement des entreprises de France (Medef) accueille les principaux candidats déclarés à l’élection présidentielle pour un débat de près de deux heures consacré exclusivement aux thématiques économiques. Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Tondelier et Marine Le Pen se prêtent ainsi à un premier face-à-face précoce à huit mois du scrutin. L’exercice se déroule sous la forme d’un grand oral où les postulants doivent répondre aux interrogations concrètes des dirigeants de petites et grandes entreprises.
Les préoccupations des entrepreneurs au cœur des échanges
Pour structurer ce débat, les candidats sont amenés à réagir aux conclusions d’une consultation d’envergure menée auprès de dizaines de milliers de chefs d’entreprise. Plusieurs dirigeants, dont Éric Malenfer, président de Gexpertise, interpellent directement les responsables politiques sur des dossiers cruciaux comme la dette publique et la trajectoire du déficit budgétaire. Bien que certains observateurs qualifient ce rendez-vous d’exercice de communication, les patrons attendent des engagements financiers précis et chiffrés de la part des prétendants à l’Élysée. Les candidats disposent également d’un droit d’interpellation mutuelle, ce qui favorise la confrontation directe de leurs visions économiques respectives.
Des stratégies politiques contrastées pour la rentrée
La posture des différents participants reflète leur positionnement actuel dans la campagne. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen se présentent forts de récents sondages d’intentions de vote, à l’instar d’une enquête Harris Interactive réalisée les 18 et 19 août. Le leader de La France insoumise doit défendre ses propositions de taxation des hauts revenus face à un auditoire traditionnellement hostile à ses thèses. De son côté, Marine Le Pen s’efforce de rassurer le milieu économique sur la viabilité de son programme, tandis que ses concurrents directs cherchent avant tout à se distinguer et à marquer des points décisifs pour cette rentrée politique.