- La journaliste Sonia Mabrouk a débuté fin août 2026 l’animation d’une tranche quotidienne entre 18h45 et 21 heures.
- Les syndicats SNJ et CGT dénoncent la présence jugée excessive de personnalités issues de la droite conservatrice ou nationale.
- La direction de la chaîne maintient son soutien à la présentatrice au nom du débat démocratique et du pluralisme.
Une installation médiatique sous le signe de la controverse

Depuis son arrivée aux commandes d’une émission quotidienne intitulée « 100 % Mabrouk », la journaliste Sonia Mabrouk fait face à une levée de boucliers au sein de sa nouvelle rédaction. Recrutée pour occuper la tranche stratégique de 18h45 à 21 heures, l’ancienne figure de proue de CNews a importé un style et une programmation qui tranchent avec les habitudes de la chaîne d’information en continu. L’arrivée de la journaliste s’inscrit dans un contexte de réorganisation profonde de la grille de fin de journée, visant à dynamiser les audiences sur un créneau très concurrentiel. Dès les premières diffusions, le ton et surtout la liste des intervenants ont provoqué des remous parmi les salariés, certains y voyant un changement de cap éditorial majeur pour l’entreprise.
Les griefs des organisations syndicales
Le mécontentement s’est cristallisé mercredi dernier avec la publication d’un communiqué commun du Syndicat national des journalistes (SNJ) et de la CGT RMC-BFM. Les organisations dénoncent ce qu’elles qualifient de défilé de personnalités marquées par des positions radicales. Des figures telles que la cheffe d’entreprise Sophie de Menthon ou l’essayiste Céline Pina, habituées des plateaux de la concurrence, ont été spécifiquement citées comme des exemples de cette nouvelle orientation. Les syndicats expriment la crainte que la multiplication de ces profils ne nuise à l’image de neutralité et de rigueur dont se prévaut la rédaction. Pour ces représentants, l’équilibre des courants de pensée semble menacé par une programmation qu’ils jugent unilatérale depuis le lancement de l’émission le 24 août 2026.
La défense du pluralisme et le soutien de la direction
Face à ces critiques, Sonia Mabrouk maintient sa ligne de conduite en invoquant la nécessité d’élargir le spectre du débat public. Elle défend une approche basée sur la confrontation d’idées et le « débat démocratique » sans exclusive. De son côté, la direction de la chaîne adopte pour l’instant une position de soutien discret mais ferme, estimant que chaque présentateur doit pouvoir imprimer sa marque tout en respectant le cadre légal du pluralisme imposé par le régulateur. Toutefois, une vigilance particulière semble s’installer en interne, certains rappelant que la confiance accordée à la nouvelle présentatrice ne constitue pas une validation sans condition de tous ses choix. L’enjeu pour la chaîne sera de concilier la liberté éditoriale de sa nouvelle recrue avec les attentes d’une rédaction soucieuse de sa cohésion et de son identité historique.