- Plus de 100 000 impacts de foudre ont été enregistrés ce jeudi 27 août lors d’un épisode orageux traversant le pays.
- Le bilan humain provisoire fait état de trois blessés légers recensés dans la Loire, le Val-de-Marne et le Doubs.
- Des chutes de grêle d’une taille record, atteignant 8 centimètres de diamètre, ont causé des dommages massifs sur les véhicules et les habitations.
- Les rafales de vent ont dépassé les 140 km/h en Île-de-France, paralysant une partie du réseau de transports ferroviaires.
Un déchaînement météorologique d’une ampleur nationale

La France a été le théâtre, dans la soirée du jeudi 27 août, d’un phénomène météorologique d’une puissance rare. En l’espace de quelques heures, un front orageux particulièrement actif a balayé le territoire, s’étirant du Massif central jusqu’à la frontière alsacienne, en passant par le Bassin parisien. Selon les relevés de l’observatoire spécialisé Keraunos, l’activité électrique a été hors norme avec plus de 100 000 éclairs répertoriés sur l’ensemble de l’Hexagone. Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, a confirmé ce vendredi un bilan de trois personnes légèrement blessées dans les départements de la Loire, du Val-de-Marne et du Doubs. Cet épisode de forte instabilité atmosphérique a laissé derrière lui des paysages de désolation dans plusieurs communes, marqué par une conjonction de vents violents et de précipitations extrêmes.
Des grêlons géants et des axes routiers paralysés
L’une des caractéristiques les plus marquantes de cette soirée demeure la taille exceptionnelle des grêlons, atteignant parfois sept à huit centimètres de diamètre, soit l’équivalent d’une balle de tennis. En Bourgogne-Franche-Comté, notamment dans les secteurs de Beaune, Besançon et Montbéliard, le phénomène a pris une tournure dramatique pour les usagers de la route. Sur l’autoroute A36, des milliers d’automobilistes se sont retrouvés piégés sous une véritable salve de glace. Les projectiles ont littéralement fracassé les pare-brise et les vitres arrière, forçant de nombreux conducteurs à se réfugier en urgence sur le bas-côté alors que la glace s’accumulait à l’intérieur même des habitacles. Les témoignages recueillis sur place décrivent une scène de chaos où la soudaineté de l’orage a laissé peu de temps aux usagers pour se mettre à l’abri.
Rafales records et infrastructures endommagées
Parallèlement à la grêle, des rafales de vent d’une intensité remarquable ont été enregistrées, avec des pointes à 142 km/h à Chevru et 130 km/h à Nangis, en Seine-et-Marne. En Île-de-France, le passage de la cellule orageuse a provoqué des scènes de chaos urbain : des arbres centenaires ont été déracinés, bloquant les axes routiers et endommageant les infrastructures ferroviaires. Les lignes de RER A, C, D et E ont subi d’importantes interruptions de service en raison de chutes de branches sur les voies. Sur le littoral, la commune de Fouras, en Charente-Maritime, a également été durement touchée, voyant les toitures de plusieurs villas historiques arrachées sous la pression du vent. Au total, près de 2 200 foyers ont été privés d’électricité, principalement dans l’Est de la France et dans l’Allier, nécessitant l’intervention immédiate des équipes de dépannage. Ce vendredi matin, sept départements restaient placés en vigilance orange par Météo-France, signe que l’instabilité persiste sur une partie du pays.