- Une remontée des températures est prévue sur l’ensemble du territoire à partir du jeudi 3 septembre 2026.
- Le pic de chaleur devrait survenir durant le week-end du 5 septembre avec des maximales locales à 39 °C.
- Le météorologue Yann Amice pointe un blocage anticyclonique persistant et des anomalies thermiques en Méditerranée.
- Cette séquence prolonge un été marqué par cinq canicules et aggrave la sécheresse des sols.
Une remontée thermique dès la première semaine de septembre

Après un été 2026 déjà qualifié d’exceptionnel par les observateurs, la France s’apprête à traverser une nouvelle séquence de fortes chaleurs. Si la fin du mois d’août et les premiers jours de septembre devraient offrir un répit relatif, avec un indicateur thermique national oscillant entre 20 et 21 °C, un changement de configuration atmosphérique se dessine pour la fin de semaine. Les modèles météorologiques s’accordent sur un retour massif des hautes pressions à partir du 3 septembre. Ce phénomène, décrit comme un blocage anticyclonique, devrait se stabiliser sur l’ouest de l’Europe, barrant la route aux perturbations océaniques et favorisant une hausse sensible du mercure.
Des pointes à 39 °C redoutées dans le Sud-Ouest
L’intensité de cet épisode, bien que l’échéance invite encore à la prudence, pourrait atteindre des seuils caniculaires dans plusieurs régions. À partir du week-end des 5 et 6 septembre, les cartes de prévisions indiquent des valeurs dépassant fréquemment les 30 °C sur une large partie du pays. Les régions du centre, du sud et du sud-ouest sont particulièrement exposées, avec des maximales attendues entre 32 et 35 °C. Des pointes dépassant les 39 °C sont envisagées localement, particulièrement dans les zones les plus méridionales du pays. Le météorologue Yann Amice précise toutefois qu’à cette période de l’année, la durée moindre du jour permet une baisse nocturne plus marquée des températures, ce qui pourrait limiter l’accumulation de chaleur par rapport aux mois de juillet ou d’août.
Un socle thermique structurellement élevé
Cette poussée de chaleur n’est pas un événement isolé mais s’inscrit dans une tendance de fond observée sur le sud du continent européen. Les experts soulignent que les températures de surface de la mer Méditerranée présentent des anomalies positives persistantes, agissant comme un réservoir thermique pour les masses d’air environnantes. Cette poussée thermique s’inscrit dans un contexte structurel marqué par des eaux méditerranéennes exceptionnellement chaudes et l’influence du phénomène El Niño. Si une bascule vers un flux de nord-ouest pourrait apporter un rafraîchissement provisoire autour du 8 septembre, les projections à plus long terme du modèle européen ECMWF suggèrent que les anomalies positives de température pourraient durer jusqu’à la mi-septembre.
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Inquiétudes sur le front de la sécheresse
Au-delà du confort thermique, cette situation météorologique ravive les craintes concernant l’état hydrique du pays. L’été 2026 a déjà mis à rude épreuve les ressources en eau, et l’absence de précipitations significatives durant cette phase anticyclonique n’offre aucune perspective d’amélioration. L’absence de précipitations significatives aggrave l’état de sols déjà fragilisés par une succession d’épisodes caniculaires. Le déficit pluviométrique, couplé à une évapotranspiration toujours forte sous l’effet du soleil de septembre, maintient une pression importante sur les milieux naturels et les activités agricoles, alors que la France entre dans son premier mois d’automne météorologique.