- Le département du Trésor américain a imposé des sanctions à la banque turque Golden Global et à deux de ses filiales.
- Ces trois entités, gérant un total de 516 millions de dollars d’actifs, sont exclues des transactions internationales en dollars.
- Le secrétaire au Trésor Scott Bessent annonce la poursuite d’actions hebdomadaires contre d’autres établissements financiers.
Des sanctions financières visant un établissement turc
Le département du Trésor des États-Unis a annoncé l’inscription de la banque d’investissement turque Golden Global Yatirim Bankasi, ainsi que de deux de ses filiales de gestion d’actifs et de crédit-bail, sur sa liste restreinte. Cette mesure administrative exclut immédiatement l’établissement basé à Istanbul et ses structures du système bancaire libellé en dollars américains. Selon les autorités américaines, la 35e banque de Turquie, dont les actifs représentaient environ 516 millions de dollars en 2025, servait de canal pour acheminer des revenus pétroliers iraniens vers la Turquie afin de les convertir en espèces et en or. Washington accuse également l’établissement d’avoir fourni des services de correspondance bancaire à des institutions liées à la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique. Une licence générale de liquidation progressive a été délivrée pour gérer la fin des transactions engagées.
L’intensification de la pression économique sur Téhéran
Cette décision s’inscrit dans la campagne de pression économique menée par l’administration américaine dans le cadre du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a indiqué que Washington prévoyait d’imposer de nouvelles sanctions bancaires secondaires chaque semaine afin d’isoler financièrement Téhéran. Cette mesure fait suite à des restrictions imposées la semaine précédente aux succursales émiraties de la banque égyptienne Banque Misr. Si l’objectif affiché par le gouvernement américain est d’inciter l’Iran à revenir à la table des négociations, certains experts s’interrogent sur la portée de sanctions ciblant des établissements de taille intermédiaire pour infléchir le cours de la guerre et stabiliser les prix mondiaux de l’énergie.