- L’Iran et les Émirats arabes unis ont approuvé une déclaration commune des BRICS réclamant la retenue au Moyen-Orient.
- Le président iranien Massoud Pezeshkian a rencontré le prince héritier d’Abou Dhabi en marge du sommet organisé à New Delhi.
- Les pays membres appellent au respect de la souveraineté territoriale, des voies maritimes et des flux énergétiques régionaux.
Un appel conjoint à la retenue validé à New Delhi
À l’occasion du sommet des BRICS organisé à New Delhi, l’Iran et les Émirats arabes unis ont apporté leur soutien conjoint à une déclaration commune réclamant une stricte retenue au Moyen-Orient. Les pays membres de cette alliance souveraine ont exprimé leur profonde préoccupation face à l’escalade continue des tensions et ont exhorté l’ensemble des acteurs à éviter toute démarche susceptible d’aggraver la situation. En marge des réunions de travail, le président iranien Massoud Pezeshkian s’est entretenu avec le prince héritier d’Abou Dhabi, Khaled ben Mohammed ben Zayed Al Nahyane. Cette rencontre constitue le contact au plus haut niveau diplomatique entre les deux pays voisins depuis le début des affrontements régionaux en février dernier. Les deux dirigeants ont discuté de désescalade et de paix régionale, bien que le bureau des médias d’Abou Dhabi n’ait fait état d’aucune avancée matérielle immédiate.
Un bloc élargi qui conteste l’hégémonie occidentale
Créé en 2009 par le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, avant l’adhésion de l’Afrique du Sud, le bloc s’est élargi à l’Égypte, l’Éthiopie, l’Indonésie, l’Iran et les Émirats arabes unis afin d’offrir une alternative à l’ordre international dominé par les puissances occidentales. Le sommet réuni en Inde est venu tester la capacité d’influence d’un groupe désireux d’arbitrer les crises mondiales. Le sommet indien a permis d’instaurer un dialogue direct entre des nations opposées sur le terrain militaire. Les diplomates hôtes ont œuvré à résorber les frictions entre Téhéran et Abou Dhabi, ravivées fin août par une frappe iranienne sur la base d’Al Minhad abritant des forces américaines. Devant des figures telles que Xi Jinping, Vladimir Poutine et Cyril Ramaphosa, le Premier ministre indien Narendra Modi a réaffirmé la volonté d’aboutir à des résultats concrets en exigeant la réforme des institutions financières globales.
Des répercussions directes sur la souveraineté et le commerce
Le texte final adopté par le groupe insiste fermement sur la protection des populations civiles, le respect de l’intégrité territoriale des États et le maintien des chaînes d’approvisionnement. La préservation des flux énergétiques et de la sécurité maritime constitue l’enjeu central pour la stabilité des marchés mondiaux. Si les analystes soulignent que cette position commune ne bouleversera pas à elle seule l’équilibre géopolitique dominé par les frappes réciproques entre Washington, Israël et Téhéran, elle démontre une réelle capacité de dialogue intra-bloc. Le président chinois Xi Jinping a plaidé pour un règlement politique durable et un cessez-le-feu global, estimant que les pays émergents devaient peser pour une gouvernance mondiale plus équitable. De son côté, l’Inde confirme son rôle de médiateur pragmatique en maintenant ouverts des canaux diplomatiques essentiels.