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vendredi 18 septembre 2026
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Prix des carburants : l’exécutif prolonge ses aides face à la flambée des tarifs

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Prix des carburants : l'exécutif prolonge ses aides face à la flambée des tarifs
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L’essentiel
  • Les tarifs à la pompe atteignent des seuils critiques, le gazole s’établissant en moyenne à 2,39 euros le litre et l’essence SP95-E10 à 2,16 euros.
  • Face à l’urgence sociale, Emmanuel Macron a réuni à l’Élysée les chefs de parti et les candidats à la présidentielle aux côtés du Premier ministre Sébastien Lecornu.
  • Le gouvernement annonce le maintien au-delà du 30 septembre de l’aide ciblée sur les gros rouleurs, bénéficiant actuellement à 1,5 million de Français.
  • Le Rassemblement national, représenté par Jordan Bardella, exige une baisse immédiate des taxes sur l’énergie plutôt que de nouveaux dispositifs temporaires.

Un sommet d’urgence sous haute tension à l’Élysée

Prix des carburants : l'exécutif prolonge ses aides face à la flambée des tarifs

Le chef de l’État a pris l’initiative de convoquer, ce vendredi 18 septembre 2026, l’ensemble des chefs de partis politiques et des candidats déclarés à la prochaine élection présidentielle. Cette rencontre confidentielle, qui s’est tenue au palais de l’Élysée en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu ainsi que des plus hauts responsables des forces armées et du renseignement, avait pour but d’évaluer les répercussions intérieures de la dégradation géopolitique mondiale. Cette concertation solennelle témoigne de la gravité d’une situation économique qui menace directement l’équilibre des ménages français. Si la plupart des figures de l’échiquier politique ont répondu à l’appel, à l’instar d’Édouard Philippe (Horizons), Gabriel Attal (Renaissance), Bruno Retailleau (Les Républicains) ou encore Éric Ciotti (UDR), certaines absences notables ont été relevées. Marine Le Pen, favorite des sondages et actuellement en déplacement sur le terrain, s’est fait représenter par Jordan Bardella, le président du Rassemblement national. Du côté de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon a délégué Manuel Bompard pour porter la voix de La France insoumise.

L’asphyxie des automobilistes français à la pompe

Les chiffres compilés à partir des bases de données du ministère de la Transition écologique confirment l’ampleur du choc subi par les automobilistes. Jeudi, le prix moyen du litre de gazole s’élevait à 2,39 euros, tandis que le sans-plomb 95-E10 s’affichait à 2,16 euros dans les stations-services de l’Hexagone. Ces tarifs prohibitifs pénalisent de plein fouet la France périphérique, celle des classes moyennes et des travailleurs provinciaux contraints d’utiliser leur véhicule pour travailler. Pour ces millions de foyers, le coût du plein est devenu une charge fixe insoutenable, alors même que l’inflation grève déjà l’essentiel de leur budget mensuel. Le président de la République lui-même a dû admettre la réalité de cette détresse en qualifiant ces prix d’« insupportables ». Cependant, cette envolée tarifaire met en lumière la dépendance de l’État aux recettes fiscales générées par les carburants, une fiscalité lourde qui pèse de manière disproportionnée sur les citoyens.

La réponse de l’exécutif : la reconduction d’une politique de guichet

Pour tenter de désamorcer la grogne populaire, le gouvernement a choisi de réactiver ses recettes habituelles basées sur les aides ciblées et l’État-providence. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a annoncé lors d’une intervention télévisée que l’indemnité carburant réservée aux « gros rouleurs », qui devait initialement s’éteindre le 30 septembre, serait prolongée. Cette décision de maintenir ce mécanisme temporaire vise à éviter un embrasement social à l’aube de l’automne. Selon les chiffres fournis par le ministère, près de 1,5 million de Français ont déjà eu recours à ce dispositif complexe. En complément, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dévoilé la mise en œuvre d’une nouvelle aide spécifique à destination des travailleurs les plus modestes à compter du 1er octobre. Une réunion interministérielle présidée par Sébastien Lecornu est programmée ce lundi afin de stabiliser les modalités techniques de ces subventions publiques, financées en réalité par le contribuable lui-même.

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L’alternative souverainiste : baisser durablement les taxes sur l’énergie

Face à ce que l’opposition qualifie de « politique de rustines », la droite nationale défend une tout autre philosophie économique, centrée sur la liberté des ménages et la baisse pérenne de la pression fiscale. À son arrivée sur le perron de l’Élysée, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a exhorté le chef de l’État à renoncer aux chèques ciblés pour privilégier une baisse directe et massive des taxes sur les carburants. La réduction de la TVA sur les énergies, défendue de longue date par le courant souverainiste, est présentée comme la seule mesure de bon sens capable de redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des Français. Cette approche se heurte toutefois au dogme budgétaire de la majorité présidentielle, qui préfère distribuer des chèques sous conditions de ressources plutôt que d’alléger l’appareil fiscal. Alors que la gauche écologiste, par la voix de Marine Tondelier, évoque la situation avec gravité sans proposer de rupture avec la trajectoire de taxation punitive, la question de la fiscalité énergétique s’impose déjà comme l’un des thèmes majeurs du débat démocratique à venir.

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Écrit par
Julien Marchand

Écrit sur la France : territoires, services publics, environnement et vie quotidienne des Français.

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