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mardi 22 septembre 2026
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Élection présidentielle 2027 : Matthieu Pigasse se positionne en recours à gauche

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Élection présidentielle 2027 : Matthieu Pigasse se positionne en recours à gauche
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L’essentiel
  • Le banquier d’affaires et président du groupe Combat, Matthieu Pigasse, n’exclut pas une candidature à l’Élysée en 2027.
  • Il dénonce l’organisation de la primaire social-démocrate qu’il juge antidémocratique et déconnectée des réalités sociales.
  • L’homme d’affaires critique avec virulence le projet de budget 2027, le qualifiant de menace pour la cohésion nationale.

Une ambition politique affichée pour l’échéance de 2027

Élection présidentielle 2027 : Matthieu Pigasse se positionne en recours à gauche

À moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027, le paysage politique français voit ressurgir une figure familière des cercles financiers et médiatiques. Matthieu Pigasse, président du groupe Combat et figure historique de la banque Lazard, a fait savoir qu’il ne comptait pas rester simple spectateur des joutes à venir. Affirmant ne renoncer à aucune « bataille politique », l’homme d’affaires se place désormais dans une posture d’attente active, refusant de fermer la porte à une éventuelle candidature pour le scrutin suprême. Le banquier d’affaires affiche sa volonté d’être « utile » face à ce qu’il perçoit comme une urgence politique et sociale pour le pays. Cette sortie intervient alors que la gauche française peine encore à trouver une figure d’unité capable de transcender les clivages entre les différentes chapelles du Nouveau Front Populaire et de la social-démocratie traditionnelle.

Le procès de la primaire socialiste : une « démocratie à l’envers »

L’un des points de friction majeurs soulevés par Matthieu Pigasse concerne les modalités de désignation du candidat de la gauche. N’ayant pu prendre part à la primaire social-démocrate, il n’a pas manqué de fustiger un processus qu’il estime biaisé. Selon lui, cette consultation n’est rien d’autre qu’une « désignation militante » déguisée, manquant à la fois de représentativité sociale et de souffle démocratique. Il pointe notamment du doigt le coût financier imposé aux électeurs pour participer au vote, un mécanisme qu’il juge excluant pour les classes les plus précaires. Pour Matthieu Pigasse, le système actuel des primaires s’apparente à une « démocratie à l’envers » qui favorise l’entre-soi partisan au détriment d’un véritable élan populaire. Dans ce contexte de fragmentation, le président du groupe Combat semble vouloir incarner une alternative plus large, capable de rassembler au-delà de l’appareil du Parti Socialiste, dont il critique la « machine à perdre ».

Une offensive frontale contre le budget 2027 du gouvernement

Le débat budgétaire constitue un autre terrain d’affrontement privilégié pour le banquier. Analysant les grandes orientations financières présentées par l’exécutif pour l’année 2027, Matthieu Pigasse ne mâche pas ses mots, qualifiant le projet gouvernemental de « budget assassin ». Selon son analyse, les efforts d’économies demandés pèsent de manière disproportionnée sur les retraités, les malades et les bénéficiaires des aides au logement. Il y voit non seulement une injustice flagrante, mais également une erreur stratégique majeure. Il estime que cette politique de rigueur budgétaire agit comme un « marchepied » pour le Rassemblement national en alimentant le mécontentement populaire. En dénonçant un texte qu’il juge « absurde économiquement », Pigasse tente de se forger une stature d’expert capable de proposer une alternative crédible à la politique fiscale de la majorité actuelle, tout en se posant en rempart contre la progression de la droite nationale.

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Le paradoxe du « banquier de gauche » face à la polémique

Toutefois, la position de Matthieu Pigasse ne va pas sans soulever des interrogations sur la cohérence entre son train de vie et ses engagements politiques. Interrogé sur des révélations concernant ses récentes vacances dans une villa luxueuse sur l’île Moustique, un territoire prisé par la haute finance internationale, l’homme d’affaires a assumé sa situation patrimoniale sans détour. Il récuse l’idée qu’être de gauche impliquerait un « vœu de pauvreté », préférant mettre en avant ses convictions et son souhait de contribuer davantage au système fiscal. « Oui, j’ai de l’argent, oui, je suis riche et oui, je veux payer plus d’impôts », a-t-il affirmé, tentant de transformer une faiblesse potentielle en argument de sincérité politique. Reste à savoir si cette défense, centrée sur la distinction entre la fortune personnelle et l’engagement idéologique, saura convaincre un électorat populaire souvent méfiant à l’égard de ce qu’il est convenu d’appeler la « gauche caviar ».

Un calendrier électoral encore incertain

Malgré cette omniprésence médiatique, Matthieu Pigasse se garde bien de précipiter son annonce officielle. En rappelant qu’il reste encore huit mois avant l’élection présidentielle, il souligne que la situation politique est susceptible d’évoluer de manière imprévisible. Cette prudence tactique lui permet d’observer l’évolution des rapports de force au sein du bloc de gauche, notamment les tensions entre Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann, tout en préparant le terrain pour une éventuelle irruption dans la campagne. La stratégie de Matthieu Pigasse semble reposer sur une attente calculée, misant sur une possible décomposition des candidatures actuelles pour apparaître comme le recours de la dernière chance. Dans un paysage politique où la droite nationale de Marine Le Pen continue de dominer les sondages de premier tour, la volonté de Pigasse de « tout faire pour s’opposer au Rassemblement national » pourrait devenir le pivot de son futur argumentaire de campagne.

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Écrit par
Nadia Belkacem

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