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lundi 12 octobre 2026
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Université de Nantes : le bâtiment Censive évacué après un saccage par des activistes

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Université de Nantes : le bâtiment Censive évacué après un saccage par des activistes
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L’essentiel
  • L’université de Nantes a été évacuée par les forces de l’ordre le samedi 10 octobre 2026 après trois jours d’occupation illégale.
  • La présidente de l’établissement, Carine Bernault, dénonce un « saccage » et des dégradations estimées à plusieurs dizaines de milliers d’euros.
  • Des menaces de mort au couteau contre un élu étudiant et la présence d’individus radicalisés ont précipité l’intervention policière.
  • Les cours sont suspendus pour plusieurs semaines dans le bâtiment Censive en raison de l’ampleur des remises en état nécessaires.

Le rétablissement de l’ordre républicain au sein de l’université

Le calme est enfin revenu, mais à quel prix ? Ce samedi 10 octobre au matin, les forces de l’ordre sont intervenues pour mettre fin à l’occupation illégale du bâtiment Censive, situé sur le campus Tertre de l’université de Nantes. Cette structure, dédiée aux lettres et aux sciences humaines, était devenue depuis le 7 octobre le théâtre d’une dérive militante inquiétante. L’opération de police, sollicitée par la présidence de l’université et ordonnée par le préfet de Loire-Atlantique, Laurent Hottiaux, s’est déroulée sans affrontement majeur, bien que quatre individus aient été interpellés pour des motifs qui restent à préciser par l’enquête judiciaire. L’intervention des CRS marque la fin d’une zone de non-droit qui s’était installée au cœur du sanctuaire universitaire nantais sous couvert de solidarité avec un mouvement lycéen.

Un constat de désolation : le mobilier et les murs profanés

Une fois les lieux libérés, le spectacle offert par les locaux a suscité une vive indignation parmi les personnels et les étudiants. Les clichés diffusés par les autorités révèlent un bâtiment dévasté : mobilier renversé, montagnes de déchets jonchant les couloirs et inscriptions hostiles recouvrant les murs. Les forces de l’ordre ont notamment relevé des tags « anti-flics » et, de manière plus préoccupante, des amas de pavés stockés à l’intérieur du bâtiment, suggérant une volonté de confrontation physique en cas de résistance. Plus grave encore, des sources policières ont fait état de la découverte de projectiles d’un genre abject : des bombes artisanales composées de déjections. Ces dégradations matérielles témoignent d’une volonté délibérée de détruire l’outil de travail des étudiants et des enseignants au nom d’une idéologie radicale.

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La radicalisation du mouvement : menaces de mort et intimidations

Au-delà du vandalisme, c’est le climat de violence interne qui a contraint la direction de l’université à solliciter la force publique. La présidente de l’université de Nantes, Carine Bernault, a exprimé son « écœurement » face à une situation qui a basculé très rapidement vers la radicalité. Selon ses déclarations, des individus extérieurs ou radicalisés auraient infiltré le mouvement, multipliant les appels à la violence. Un élu étudiant aurait même été menacé de mort avec une arme blanche au sein même des locaux occupés. Ce glissement de la contestation politique vers la criminalité de droit commun illustre l’insécurité croissante que font peser certains groupes de pression sur les libertés académiques et la sécurité individuelle des étudiants.

Le coût financier et pédagogique d’une dérive idéologique

Le bilan comptable de ce passage à l’acte est lourd pour le contribuable et pour la communauté universitaire. Carine Bernault estime les dommages à plusieurs dizaines de milliers d’euros et a d’ores et déjà annoncé le dépôt d’une plainte pénale. Sur le plan pédagogique, la sanction est immédiate : le bâtiment restera fermé durant plusieurs semaines, le temps d’effacer les traces du saccage et de sécuriser à nouveau les lieux. Des centaines d’étudiants se voient ainsi privés de leurs cours et de l’accès à leurs outils de réussite, victimes collatérales d’une minorité agissante. En s’attaquant à l’université, ces activistes ne s’en prennent pas seulement à un bâtiment, mais à l’institution même qui permet l’élévation sociale par le mérite et le savoir.

Quelle réponse face à l’insécurité universitaire ?

Cet événement relance le débat sur la protection des campus français face à l’entrisme de groupuscules radicaux. Si les franchises universitaires sont traditionnellement le lieu du libre débat, elles ne sauraient devenir des refuges pour le vandalisme et la violence. La fermeté affichée par la préfecture et la présidence de l’université de Nantes semble indiquer une prise de conscience : la complaisance n’est plus de mise lorsque l’intégrité physique des élus étudiants et la pérennité du service public sont en jeu. Le rétablissement de l’autorité est aujourd’hui la condition sine qua non pour que l’université de Nantes retrouve sa vocation première : l’étude et la transmission, loin des agitations idéologiques destructrices.

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Écrit par
La rédaction

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