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- Un nouveau rassemblement est prévu ce mardi 13 octobre à 10 heures au départ de la place Guichard à Lyon.
- L’intersyndicale de l’enseignement appelle à manifester pour réclamer des recrutements massifs de professeurs et d’AESH.
- Ce lundi, 27 lycées et universités ainsi que deux collèges ont été bloqués dans l’agglomération.
- La préfecture signale 13 nouvelles interpellations conduites ce lundi en marge des perturbations.
Une nouvelle journée de mobilisation planifiée dans l’agglomération
La contestation scolaire entend franchir une nouvelle étape ce mardi 13 octobre dans l’agglomération lyonnaise. Les organisateurs ont fixé le rassemblement à 10 heures sur la place Guichard, située dans le 3ᵉ arrondissement de Lyon. Ce défilé, déjà qualifié d’« acte 5 » par une partie des manifestants en référence explicite au vocabulaire employé lors du mouvement des Gilets jaunes, témoigne d’une volonté d’ancrer la protestation dans la durée. Le cortège empruntera un itinéraire précis traversant plusieurs artères majeures de la métropole : de la place Guichard, les manifestants se dirigeront vers le quartier des Gratte-Ciels à Villeurbanne en passant par le cours Lafayette, le cours Tolstoï, la rue du 1er-mars-1943, puis le cours Émile-Zola.
La jonction entre syndicats d’enseignants et mouvement élève
L’intersyndicale du secteur éducatif a officiellement appelé à rejoindre les rangs des lycéens en dénonçant le manque récurrent de moyens matériels et humains. Très largement mobilisées, les organisations syndicales de l’enseignement ont affirmé apporter leur soutien à ce qu’elles considèrent comme des revendications légitimes. Selon le communiqué publié par l’intersyndicale, les griefs des jeunes recoupent des contestations portées depuis plusieurs années par le corps professoral. Les grévistes fustigent notamment les réponses apportées par le gouvernement, qualifiées d’insuffisantes et de déconnectées des réalités du terrain, reprochant à l’exécutif de renvoyer la gestion de la crise à l’échelon local et d’imposer l’enseignement en distanciel. Pour y faire face, ils réclament une véritable politique budgétaire pour l’éducation, comprenant des recrutements massifs d’enseignants et d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), refusant ce qu’ils qualifient de simples mesures « rustines » sur le bâti scolaire.
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Multiplication des blocages dans les lycées et universités
La montée en puissance des perturbations touche désormais vingt-sept lycées et facultés ainsi que deux collèges de la métropole lyonnaise. Ce lundi, de nombreuses structures d’enseignement se sont trouvées paralysées par des actions de blocage visant à entraver l’accès aux cours. Cette radicalisation du mode d’action s’accompagne de l’organisation d’assemblées générales destinées à définir les suites à donner au mouvement et à structurer la mobilisation dans les jours à venir. La dynamique en cours touche un spectre d’établissements de plus en plus large, s’étendant de la maternelle jusqu’à l’université selon les organisations syndicales qui appellent à amplifier la protestation à tous les niveaux du système éducatif.
Une tension croissante marquée par des interpellations en série
Face aux dérapages et aux entraves répétées, les services de police ont procédé à treize nouvelles interpellations ce lundi selon la préfecture. Cette réponse administrative et policière s’inscrit dans un contexte d’escalade des rassemblements au cours des derniers jours. La semaine précédente avait déjà été marquée par un défilé massif le mardi 6 octobre, qui avait réuni au moins 20 000 personnes dans les rues de la ville pour la défense des services publics. Deux jours plus tard, le jeudi 8 octobre, une manifestation organisée en urgence sous la pluie avait rassemblé 3 500 participants supplémentaires dans la commune de Bron. Alors que la contestation s’intensifie, le maintien de l’ordre public et la préservation de la liberté d’étudier demeurent des enjeux centraux face au risque de débordements répétés.