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- L’ancien ministre Jean-Michel Blanquer réaffirme son attachement à la réforme du lycée et au dispositif Parcoursup.
- Cette prise de position intervient alors que des mobilisations lycéennes contestent les conséquences de ces réformes sur l’égalité des chances.
- Le conseiller régional socialiste Yannick Trigance dénonce un désengagement de l’État dans l’accompagnement des élèves.
Une défense assumée du bilan ministériel

Dans un entretien récent accordé au quotidien Le Parisien le 11 octobre 2026, l’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a réitéré son soutien plein et entier à la réforme du lycée, à l’instauration du contrôle continu pour le baccalauréat ainsi qu’au système d’orientation Parcoursup. Malgré un climat de contestation sociale marqué par des mobilisations au sein des établissements scolaires, l’ancien locataire de la rue de Grenelle maintient sa ligne, présentant ces transformations comme des étapes indispensables à la modernisation de l’institution. L’ancien ministre persiste à voir dans ces réformes une démarche cohérente de personnalisation des parcours scolaires.
Les critiques sur la fracture de l’école publique
Ces déclarations suscitent une vive opposition, notamment de la part de figures politiques comme le conseiller régional socialiste Yannick Trigance, qui pointe du doigt une dégradation du service public. La critique porte principalement sur le transfert de la responsabilité du parcours scolaire vers les familles, au détriment d’une garantie d’égalité réelle. Le constat social est préoccupant : selon les données de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) datant de 2022, la fracture est profonde dès le collège. À l’entrée en sixième, seulement 10 % des enfants d’ouvriers maîtrisent correctement le français, contre 41 % pour les enfants de cadres, soulignant la persistance des déterminismes sociaux. La politique menée par l’ancien ministre est accusée d’avoir accentué la mise en concurrence des élèves plutôt que de corriger les inégalités de destin.
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Parcoursup, une mécanique décriée
Au cœur de la controverse, la plateforme Parcoursup est perçue par ses détracteurs comme un outil opaque, accentuant la ségrégation silencieuse entre les lycéens. Alors que le système est censé favoriser l’autonomie, les critiques soulignent que l’absence d’un accompagnement personnalisé pénalise les élèves issus de milieux moins favorisés, qui manquent des codes culturels nécessaires pour naviguer parmi des algorithmes complexes. À l’inverse, les familles informées parviennent à optimiser leurs choix, renforçant de fait les disparités. Cette organisation génère, selon les enseignants, une pression psychologique accrue sur les élèves de terminale, confrontés à des processus d’orientation parfois traumatisants. Le système d’affectation est aujourd’hui au centre d’un débat politique sur la capacité de l’École à offrir une véritable égalité de droit à chaque élève.