h6 class= »wp-block-heading »>Par Anaïs Blanchard · lundi 27 avril 2026
À deux encablures de la jetée de Bélisaire, où accostent les bateaux de liaison entre Cap-Ferret et Arcachon, et idéalement située juste après l’église et à proximité immédiate du marché municipal, la flambant neuve Villa Colette s’impose déjà comme l’une des ouvertures hôtelières les plus désirables de la saison 2026. Elle est d’ores et déjà promise à devenir le plus bel hôtel du Cap-Ferret, incarnant un art de vivre renouvelé sur la presqu’île.
De l’extérieur, la Villa Colette parvient à donner l’illusion d’une bâtisse posée là depuis toujours. Les délicates décorations ornant le toit, les terrasses en bois blanc immaculé et les briques rouges de sa façade se conjuguent pour évoquer la grâce des villas arcachonnaises du XIXe siècle, édifiées pour jouir des bienfaits des bains de mer. Cette première impression, empreinte de classicisme, cache cependant un jeu bien plus audacieux.
L’illusion classique d’une façade réinventée
La façade extérieure, minutieusement conçue, respecte l’héritage architectural local tout en annonçant discrètement la modernité sous-jacente. Elle s’intègre harmonieusement dans le paysage du Cap-Ferret, offrant une image rassurante et élégante, fidèle à l’esprit des grandes demeures de villégiature. Un trompe-l’œil réussi qui prépare le visiteur à une expérience où tradition et innovation dialoguent subtilement.
L’intérieur, une immersion audacieuse et colorée
Dès l’entrée, le ton change radicalement, rompant avec l’esthétique extérieure pour plonger le visiteur dans un univers résolument contemporain. L’espace bar et réception, baigné d’un jaune solaire, procure l’impression vivifiante de se poser sur le soleil. Une sensation d’énergie qui précède l’hypnotisant spectacle de la salle de restaurant, signée Philippe Starck. Le designer y frappe un grand coup, instaurant une décoration singulière, jusqu’alors inconnue de la presqu’île, où domine un rose flamboyant. Enfin du neuf, du différent, un lieu qui apporte une vitalité inattendue à une destination fantastique, mais où l’uniformité stylistique régnait jusqu’ici.
Même la table bouleverse les codes du Sud-Ouest. Sous l’impulsion de Laurent Taïeb, les cartes sont rebattues: gyoza d’angus, black cod ou lobster roll s’invitent à la dégustation, associés à une playlist lounge contemporaine. On se délecte des sonorités de Montmartre, Anna Erhard, Prince ou Lilly Wood and the Prick… un nouveau point de rendez-vous atypique qui insuffle une fraîcheur bienvenue dans le paysage gastronomique et culturel.

Au cœur vibrant de l’authentique Cap-Ferret
Villa Colette jouit d’un emplacement privilégié, à proximité immédiate des lieux iconiques qui façonnent l’âme du « Ferret », à l’épicentre du village le plus coté. Pile en face, le salon de thé Frédélian représente l’institution gourmande locale, avec son comptoir long d’une vingtaine de mètres où les meilleurs flans traditionnels côtoient macarons et cannelés. Les véritables stars sont ici les « dunes blanches », des choux à la crème de légende, absolument incontournables.
À seulement 5 minutes à pied, le marché municipal et ses comptoirs animés, servant sauvignon bien frais, huîtres et tapas à l’heure de l’apéritif, fait office de cœur vibrant de la presqu’île. Toutes les bonnes adresses s’avèrent accessibles d’un coup de pédale électrifiée si l’on emprunte l’un des jolis vélos prêtés par l’hôtel 5 étoiles. Certes, il y aura peut-être un peu d’animation dans la rue et sur la place du manège l’été, mais l’emplacement s’avère indéniablement idéal pour explorer la région.
Une ambition grandissante pour l’avenir
Actuellement dotée de 28 clés, Villa Colette nourrit déjà des projets d’expansion significatifs. Le projet définitif dans sa configuration 2027-2028 est très attendu. Laurent Taïeb a en effet annoncé le rachat de son voisin immédiat, Côté Sable, le discret hôtel 4 étoiles qui faisait jusqu’ici office de point de chute « centre-ville ». Le nombre d’hébergements et de suites devrait donc augmenter rapidement, promettant une offre encore plus riche et diversifiée.

L’écrin intime des chambres, entre rêve et design
Toutes pourvues de jardins privés, de terrasses et de balcons ouverts sur le bassin, le village ou la pinède, les chambres de Villa Colette brillent de pastels et d’une luminosité éclatante. La couleur rose poudrée domine un univers onirique, fait d’objets inventés par Starck comme ces chaises-abats-jours-tables-de-nuit dans lesquelles on peut se regarder, véritables œuvres d’art fonctionnelles. À hauteur des yeux, le décorateur a installé une ligne de miroirs incrustés de photographies hallucinées par intelligence artificielle.
Ces images, un château de sable idéal côtoyant le rêve d’un voilier ou d’un surfeur des dunes, de fausses photos de famille, augurent d’un sommeil apaisé et réparateur, bien loin des tracas du quotidien. Place à l’évasion, aux couleurs vives de tapis joyeux (également signés Starck), de dressings design tendus de tissus Pierre Frey motif Kagura… les couleurs et la joie encore, comme un fil rouge du sol au plafond. Literie ultra confort, douche à effet pluie addictive, vasques des salles de bains contemporaines en marbre blanc, machine à expresso et coffre-fort viennent compléter l’expérience d’un confort absolu et sans faille. On adore l’attention portée aux détails et le sentiment …