- Le magazine Valeurs actuelles a publié un scénario spéculatif imaginant l’accession de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République.
- Le récit débute par la réaction du candidat face aux médias, jugés hostiles, juste avant l’annonce officielle des résultats électoraux.
- Le scénario dépeint une France électoralement divisée, avec une prépondérance du vote en faveur du candidat dans les métropoles urbaines.
- Une foule hétéroclite de sympathisants, agitant divers drapeaux, est décrite célébrant la victoire du nouveau président dans la rue.
Un scénario fictionnel de l’arrivée au pouvoir
Le magazine Valeurs actuelles a récemment proposé à ses lecteurs un récit prospectif explorant l’éventualité d’une accession de Jean-Luc Mélenchon à la fonction suprême. Ce texte s’inscrit dans une démarche spéculative, dessinant les contours d’une soirée électorale charnière et les premières heures d’une hypothétique présidence. Le scénario débute à 19h42, dix-huit minutes avant l’annonce officielle des résultats, dans une ambiance de tension palpable où les regards convergent vers le candidat. La scène initiale décrit Manuel Bompard coupant le son du téléviseur, Mélenchon exprimant son dédain pour les présentateurs, qualifiés de « pantins » après des années de critiques. Cette coupure symbolise, dans le récit, une rupture avec une certaine forme de couverture médiatique, jugée par le personnage central comme calomnieuse et injuste. L’ambiance générale est alors une quasi-obscurité silencieuse, contrastant avec l’effervescence médiatique.
Une France aux couleurs politiques contrastées
Au-delà de la pièce où se trouve le candidat, le récit dépeint une nation aux multiples facettes politiques, visualisée par des cartes électorales apparaissant sur d’autres écrans. Ces cartes se colorent lentement, traçant une division nette : rouge sombre dans les grandes villes, rose dans les banlieues, et bleu marine dans les campagnes. Cette représentation visuelle suggère une fragmentation profonde du pays, décrite comme une « mosaïque hostile » où chaque composante semble vouloir se désolidariser des autres. Le scénario insiste sur l’idée que « le pouvoir est dans les métropoles », impliquant que les populations rurales, caricaturées de manière dépréciative (« les alcooliques du Nord, les analphabètes de Lozère »), devront s’adapter à cette nouvelle donne. Cette vision souligne une perception de clivage territorial et social marqué, où les dynamiques urbaines prennent le pas sur les réalités des territoires plus reculés.
Le rassemblement des soutiens et la symbolique des drapeaux
La scène se déplace ensuite vers l’extérieur, où une foule dense est rassemblée dans la rue. Des militants agitent une diversité de drapeaux · tricolores français, mais aussi des emblèmes rouges et violets, ainsi que des bannières représentant diverses nations africaines et sud-américaines. L’atmosphère est festive et bruyante, ponctuée de chants, de slogans et de pétards, tandis que la foule scande régulièrement le prénom de Jean-Luc Mélenchon. Ce rassemblement de sympathisants, décrits comme conscients de l’enjeu (« Ils savent », affirme Manuel Bompard), met en lumière la nature du soutien populaire imaginé par Valeurs actuelles. Il s’agit d’une démonstration de force où la diversité des drapeaux pourrait symboliser une portée internationale ou une coalition de diverses luttes, reflétant l’assise politique que le scénario prête au nouveau président et la ferveur qui entoure sa figure.