- Le président américain Donald Trump a publié une carte qualifiant le détroit d’Ormuz de « nouveau territoire américain » sur son réseau Truth Social.
- Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a vivement dénoncé une déclaration « délirante ».
- Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, conditionne la réouverture du détroit à la levée des sanctions et du blocus américains.
- Cette provocation survient soixante jours après la signature d’un protocole d’accord resté sans suite entre Washington et Téhéran.
Une affirmation territoriale inattendue sur les réseaux sociaux
Le président américain a franchi une nouvelle étape dans sa rhétorique internationale en publiant, ce mardi 18 août sur la plate-forme Truth Social, un visuel suggérant l’annexion d’une zone maritime stratégique au Moyen-Orient. Donald Trump a partagé une carte décrivant le détroit d’Ormuz comme une nouvelle possession de son pays. Cette démarche prolonge des déclarations antérieures formulées d’abord sur le ton de la plaisanterie lors d’un rassemblement public, puis réitérées de manière plus formelle dans le Bureau ovale, où le dirigeant républicain avait qualifié de « très bonne idée » le rattachement de ce canal commercial au territoire des États-Unis.
La réponse cinglante des autorités iraniennes
La réaction des responsables de Téhéran ne s’est pas fait attendre face à cette publication. La République islamique a promptement rejeté ces affirmations, avertissant qu’elle corrigerait ces prétentions territoriales. Sur le réseau X, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a vivement critiqué ces propos. En parallèle, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a réaffirmé le maintien de la fermeture du détroit. Le responsable a souligné que la voie maritime ne rouvrirait pas sans la satisfaction préalable des exigences de Téhéran · notamment la levée du blocus, le déblocage des avoirs gelés, la fin de l’embargo pétrolier et l’arrêt des opérations militaires américaines.
Une impasse diplomatique majeure entre les deux puissances
Cette escalade verbale survient dans un contexte de détérioration marquée des relations américano-iraniennes. Les discussions diplomatiques apparaissent désormais au point mort, soixante jours après la signature d’un protocole d’accord resté sans effet. Alors qu’un texte avait été signé en grande pompe deux mois plus tôt pour amorcer un règlement durable, aucune avancée n’a été concrétisée. Le président américain a d’ailleurs balayé l’idée de nouvelles négociations, tandis que Washington refuse d’accéder aux conditions posées par le régime iranien.
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Un mode d’action récurrent dans la diplomatie trumpienne
Ce nouvel épisode illustre une méthode de négociation familière chez le chef d’État américain lorsqu’il fait face à un verrou diplomatique. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie récurrente de provocations territoriales de la part du dirigeant américain. Depuis son retour aux affaires, Donald Trump a régulièrement évoqué des projets d’annexion imprévus, allant de la transformation du Canada en un 51e État à l’acquisition du Groenland, en passant par une prise de contrôle de la bande de Gaza. Si aucune de ces menaces n’a été suivie d’effets concrets, elles continuent de servir de levier de pression dans sa politique étrangère.