- Un protocole d’accord a été signé entre la France et l’Arabie saoudite pour implanter trois parcs de loisirs près de Cergy-Pontoise, dont un potentiellement dédié à l’univers de Dragon Ball.
- La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a confirmé travailler sur ce projet « de l’ampleur de Disney » depuis dix-huit mois.
- Le site ciblé est celui de Mirapolis, le tout premier grand parc à thème français, qui avait fermé ses portes en 1991 après seulement cinq ans d’activité.
- Porté par l’investisseur saoudien Qiddiya Investment Company, le projet global pourrait représenter un investissement de plus d’un milliard d’euros.
Un projet d’envergure internationale dans le Val-d’Oise
L’ancien site de Mirapolis, situé à Courdimanche dans le Val-d’Oise, s’apprête peut-être à vivre une transformation historique. Les autorités françaises et l’investisseur saoudien Qiddiya Investment Company, soutenu par le fonds souverain de Riyad, négocient actuellement l’implantation de trois parcs d’attractions dans le secteur de Cergy-Pontoise. Ce projet colossal, qui pourrait représenter un investissement de plus d’un milliard d’euros, prévoit notamment la création d’un espace thématique consacré à l’univers du manga, et plus particulièrement à la franchise Dragon Ball. L’officialisation de ces discussions est intervenue à l’occasion de la visite officielle à Paris du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, marquée par la signature d’un protocole d’accord.
Une ambition comparable à celle de Disneyland
Du côté de la région Île-de-France, le dossier est suivi avec la plus grande attention depuis déjà de longs mois. La présidente de la région, Valérie Pécresse, a récemment indiqué que ses services travaillaient activement sur ce dossier depuis près d’un an et demi. La dirigeante francilienne a évoqué une ambition de l’ampleur de celle de Disneyland Paris, soulignant l’impact économique majeur que pourrait avoir une telle infrastructure pour le territoire. Si les contours financiers et techniques restent à préciser, plusieurs réunions de travail ont déjà réuni des représentants de l’État, de la région et des collectivités locales avec le consortium saoudien pour évaluer la faisabilité de ce pôle de loisirs d’envergure internationale.
Les vestiges de Mirapolis, pionnier déchu des parcs français
Ce projet ambitieux s’implante sur un terrain chargé d’histoire pour l’industrie du divertissement en France. En mai 1987, bien avant l’arrivée d’Euro Disney ou du Parc Astérix, Mirapolis ouvrait ses portes à Courdimanche comme le premier grand parc à thème national. Inauguré par Jacques Chirac, alors Premier ministre, le site ambitionnait de célébrer la culture, les contes et l’histoire de France, symbolisé par sa célèbre statue de Gargantua haute de 35 mètres. Cependant, confronté à des difficultés financières chroniques et une fréquentation bien en deçà des deux millions de visiteurs espérés, le parc a définitivement fermé ses portes en octobre 1991. Trente-cinq ans plus tard, les friches de ce pionnier déchu pourraient ainsi laisser place aux héros de la culture pop japonaise.