- L’AS Monaco s’est imposée 2-1 face au Paris Saint-Germain, infligeant aux Parisiens leur pire début de saison depuis l’arrivée de QSI.
- Le club de la Principauté, désormais entraîné par Filipe Luis, prend la tête du classement avec sept points d’avance sur son adversaire.
- Malgré la défaite, le capitaine parisien Marquinhos a inscrit son 45e but sous le maillot rouge et bleu, dépassant David Ginola.
- L’entraîneur parisien Luis Enrique, récemment prolongé jusqu’en 2030, devra réagir lors des prochains déplacements.
Un début de saison historiquement faible pour le PSG

Le Paris Saint-Germain traverse une zone de turbulences inédite en ce début d’exercice de Ligue 1. Après trois journées de championnat, le club de la capitale n’a toujours pas enregistré la moindre victoire, concédant une défaite préoccupante (1-2) face à l’AS Monaco sur la pelouse du Parc des Princes. Le club de la capitale réalise son pire démarrage comptable depuis l’arrivée des investisseurs qatariens en 2011. Avec seulement deux points au compteur à ce stade de la compétition, les Parisiens s’enfoncent dans une crise de résultats historique. À titre de comparaison, lors de la saison 2012-2013 sous Carlo Ancelotti, les Rouge et Bleu avaient également manqué leur entame de championnat mais comptaient trois points grâce à trois nuls successifs contre Lorient, Ajaccio et Bordeaux. En 2020-2021, sous Thomas Tuchel, l’équipe n’avait empoché que trois points après trois rencontres au lendemain du Final 8. Cette fois, le bilan est encore plus alarmant et place le staff technique face à des interrogations immédiates.
L’ultra-réalisme de Monaco et la performance de Hradecky
La physionomie de la rencontre disputée vendredi soir a mis en lumière un réalisme froid du côté des visiteurs de la Principauté. Les joueurs dirigés par Filipe Luis ont fait preuve d’une efficacité clinique absolue devant le but adverse, convertissant leurs rares occasions en véritables buts. Les Monégasques n’ont en effet tenté que quatre tirs, n’en cadrant que deux, qui ont tous deux fini au fond des filets parisiens. Grâce à un réalisme maximal et un gardien infranchissable, l’AS Monaco s’est emparée des trois points malgré une nette domination stérile des Parisiens. Cette victoire aux allures de hold-up parfait doit également énormément à la prestation de Lukas Hradecky. Le gardien de but a multiplié les interventions décisives pour écœurer les attaquants parisiens, totalisant neuf arrêts salvateurs au cours des quatre-vingt-dix minutes pour préserver l’avantage des siens.
La bête noire historique de l’ère QSI
Cette nouvelle défaite parisienne confirme une tendance lourde : l’AS Monaco s’impose comme un adversaire particulièrement redoutable pour l’écurie francilienne. Pour la première fois depuis le rachat du PSG par Qatar Sports Investments en 2011, une équipe parvient à enchaîner trois défaites de suite en championnat contre l’ogre parisien. L’AS Monaco avait déjà dominé le champion en titre à deux reprises lors de la saison précédente, d’abord par un court succès (1-0) au stade Louis-II, puis par une victoire probante (3-1) au Parc des Princes, même si Paris s’était qualifié face aux Monégasques en Ligue des champions (3-2, 2-2). L’AS Monaco s’affirme plus que jamais comme la bête noire du Paris Saint-Germain en championnat. Au total, la formation de la Principauté a vaincu Paris à neuf reprises depuis le début de l’ère qatarienne, un record qu’elle partage désormais avec le Stade Rennais. Cette performance valide par ailleurs les débuts parfaits de l’entraîneur monégasque Filipe Luis, qui a remporté ses cinq premiers matchs sur le banc de l’ASM, dont trois en Ligue 1, installant son équipe au sommet du championnat.
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Une défense parisienne en plein doute malgré les caps individuels
Au-delà du résultat brut, les carences défensives du Paris Saint-Germain suscitent de vives inquiétudes chez les observateurs. Depuis le coup d’envoi de la saison, l’arrière-garde parisienne a déjà concédé six buts, soit une moyenne constante de deux buts encaissés par match. Toutes compétitions confondues, le gardien Matveï Safonov a dû aller chercher le ballon au fond de ses filets à huit reprises, n’ayant réussi à garder sa cage inviolée lors d’aucune rencontre. La fragilité défensive des hommes de Luis Enrique contraste avec les accomplissements personnels de plusieurs cadres de l’effectif. Parmi les rares motifs de satisfaction, Marquinhos a inscrit son 45e but sous le maillot parisien, après avoir déjà trouvé le chemin des filets lors du nul à Lille (2-2). Cette réalisation lui permet de dépasser David Ginola (44 buts) et de rejoindre Javier Pastore et Gonçalo Ramos au 18e rang des meilleurs buteurs du club. De son côté, le milieu de terrain João Neves célébrait sa 100e apparition officielle sous les couleurs parisiennes.
Entre prolongation de contrat et obligation de réaction
Malgré ce départ chaotique en championnat, l’état-major du club parisien a choisi de réaffirmer sa vision à long terme en officialisant la prolongation de contrat de son entraîneur Luis Enrique jusqu’en 2030, une stabilité contractuelle également accordée à plusieurs éléments clés comme Willian Pacho, João Neves et Fabián Ruiz. Malgré ce revers qui relègue Paris à sept longueurs de la tête, la direction maintient sa confiance totale envers Luis Enrique. Avec sept points de retard sur le leader monégasque, le technicien espagnol préfère toutefois dédramatiser la situation comptable et utiliser ce retard comme un levier psychologique : « Si vous voulez parier qui sera champion de France à la fin de la saison, on peut parier, mais je ne dis rien ». Assurant que cette situation constituerait une motivation extraordinaire pour ses joueurs, il a promis de tout mettre en œuvre pour inverser la tendance rapidement. Les prochaines échéances s’annoncent toutefois périlleuses avec deux déplacements consécutifs sur la pelouse du Stade Brestois le 13 septembre, puis au stade Vélodrome face à l’Olympique de Marseille le 20 septembre.