- Les États-Unis ont retiré la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, où elle figurait depuis 47 ans.
- Washington a également retiré le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) de sa liste des principales organisations terroristes.
- Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a salué une « étape historique » pour la reconstruction du pays.
Un tournant diplomatique après près d’un demi-siècle
Les États-Unis ont officiellement annoncé, ce lundi, le retrait de la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, un dispositif d’isolement qui était appliqué depuis 47 ans. Washington a également retiré l’organisation Hayat Tahrir al-Sham (HTS) · ancien groupe islamiste autrefois affilié à Al-Qaïda et qu’a dirigé le président syrien Ahmad al-Chareh · de sa liste des principaux groupements terroristes internationaux. Cette décision américaine marque une étape décisive dans la normalisation des relations avec Damas, un peu moins de deux ans après la chute du régime de Bachar al-Assad survenue en décembre 2024. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a indiqué dans un communiqué que cette mesure offrait une perspective de prospérité à la population syrienne, prolongeant le rapprochement illustré en juillet dernier par la rencontre entre Donald Trump et Ahmad al-Chareh lors d’un sommet de l’Otan en Turquie.
La fin des blocages pour les investissements étrangers
Ce retrait supprime les derniers obstacles majeurs qui restreignaient jusqu’alors les investissements du secteur privé en Syrie et entravaient son retour dans l’économie internationale. Le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, a qualifié cette décision d’« étape historique » traduisant la volonté du nouvel État en matière de paix et de sécurité globale. L’assouplissement des mesures financières doit favoriser le redressement économique et la reconstruction du pays, l’envoyé spécial américain Tom Barrack saluant la transition de la Syrie vers un statut de partenaire engagé dans la lutte antiterroriste. La démarche de Washington s’inscrit dans la continuité de l’annulation des sanctions décidée par l’Union européenne dès mai 2025, puis par le Canada et le Royaume-Uni, répondant aux récents appels du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres lors de sa visite à Damas fin juillet.