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mardi 8 septembre 2026
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Tour Eiffel : polémique après l’exclusion de salariées face à une délégation religieuse

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Tour Eiffel : polémique après l'exclusion de salariées face à une délégation religieuse
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L’essentiel
  • Samedi dernier, lors de la visite d’une délégation hindoue traditionaliste BAPS, des salariées de la tour Eiffel ont été écartées ou remplacées par des hommes.
  • Le président de la société d’exploitation (SETE), Ariel Weil, a dénoncé le comportement de « cadres un peu zélés » et annoncé une enquête interne.
  • L’incident a provoqué une vive indignation et une grève du personnel, entraînant la fermeture temporaire du monument symbole de la France.

Un traitement d’exception intolérable sur un symbole de la Nation

Tour Eiffel : polémique après l'exclusion de salariées face à une délégation religieuse

Le monument le plus célèbre de France a été le théâtre d’un événement qui heurte profondément notre pacte républicain et nos traditions nationales. Samedi dernier, lors de la visite d’une délégation religieuse hindoue appartenant au mouvement traditionaliste BAPS (Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha), le personnel féminin de la tour Eiffel et celui des entreprises prestataires de service ont été invités à s’écarter ou à céder leur place à des homologues masculins. Cette consigne inacceptable visait manifestement à respecter les préceptes de cette organisation spirituelle, qui proscrit ou limite drastiquement les interactions entre ses dignitaires et les femmes. Ce mouvement, d’obédience hindoue traditionaliste, applique une stricte séparation entre les sexes pour ses moines et dignitaires. Pour un monument qui incarne le génie français, l’universalisme et la souveraineté nationale, plier devant des exigences religieuses étrangères et ségrégatives constitue un précédent d’une extrême gravité. Ce renoncement aux principes fondamentaux d’égalité et de neutralité sur notre propre sol démontre une perte de repères culturels alarmante au sein de la gestion des grands symboles de la patrie. Une telle capitulation interroge sur la fermeté de nos institutions culturelles : comment l’administration d’un joyau de la République a-t-elle pu, même un instant, valider cette forme d’apartheid temporaire ?

La défense de la direction et la fronde légitime du personnel

Face au scandale grandissant, les réactions politiques et sociales n’ont pas tardé. Lundi, une journée de grève massive a contraint la tour Eiffel à fermer ses portes au public, le personnel exprimant sa profonde indignation face à cette atteinte intolérable à sa dignité et à ses conditions de travail. Ce mardi matin, Ariel Weil, président de la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) et maire socialiste de Paris Centre, est intervenu publiquement pour tenter d’éteindre l’incendie. Il a affirmé n’avoir jamais donné son aval à une telle requête. Le président de la SETE a plaidé l’ignorance, attribuant la responsabilité de cette consigne aberrante à des « cadres un peu zélés » qui auraient appliqué les demandes de la délégation sans discernement. Tout en qualifiant l’événement de « totalement choquant et inacceptable », il a assuré que le directeur général de la société d’exploitation n’était pas non plus informé de ces exigences protocolaires d’un autre âge. Une enquête interne a été immédiatement ouverte pour reconstituer précisément la chaîne de décision au sein de la structure.

Une capitulation managériale révélatrice de l’effacement de nos valeurs

Cette explication par le « zèle » individuel peine pourtant à masquer une dérive managériale beaucoup plus profonde, marquée par le recul systématique de l’autorité morale face aux exigences du communautarisme. Comment des cadres de haut niveau, gérant le site touristique le plus symbolique du pays, ont-ils pu considérer qu’il était normal d’écarter des femmes françaises de leurs postes pour complaire à des visiteurs étrangers ? Ce renoncement illustre une fâcheuse tendance à l’autocensure et à la soumission culturelle, où la crainte de déplaire à des hôtes internationaux l’emporte sur le respect de nos lois et de notre identité. Ce cas d’école démontre une fois de plus le danger d’un multiculturalisme débridé qui s’insinue dans les rouages des services publics et d’intérêt général. Sous prétexte de tolérance touristique et économique, on en vient à accepter l’intolérable sur le sol français. Dans une vision souverainiste de l’État, le protocole d’accueil d’un monument national ne saurait en aucun cas s’adapter aux règles théocratiques ou coutumières des délégations reçues. La souveraineté ne s’exerce pas seulement aux frontières, elle s’exprime aussi par la défense intransigeante de notre art de vivre et de nos lois au cœur de nos institutions les plus prestigieuses. La règle commune doit s’imposer à tous, sans distinction, en particulier lorsqu’il s’agit de la dignité des travailleurs français.

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La réaction de la délégation et l’exigence de sanctions fermes

De son côté, la branche parisienne du mouvement BAPS a réagi lundi soir par un communiqué sur les réseaux sociaux. Elle a affirmé que la visite avait été organisée en amont avec les équipes du monument pour éviter toute gêne et a présenté ses excuses à ceux qui auraient pu être blessés, tout en assurant qu’aucun accès n’avait été formellement refusé. Ces regrets tardifs ne sauraient toutefois clore le dossier. L’enquête interne diligentée par la SETE, dont les conclusions sont attendues dans les tout prochains jours, doit impérativement déboucher sur des sanctions exemplaires contre les responsables de cette capitulation morale. La réouverture de la tour Eiffel ce mardi matin ne doit pas faire oublier la nécessité d’une reprise en main ferme de l’éthique de sa direction. La France doit réaffirmer avec force que ses valeurs de civilisation ne sont ni négociables, ni solubles dans les exigences de minorités religieuses de passage. Il en va de l’autorité de l’État et du respect que nous devons à notre propre culture face aux pressions extérieures.

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Écrit par
Julien Marchand

Écrit sur la France : territoires, services publics, environnement et vie quotidienne des Français.

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