- L’Élysée a officialisé le 24 août 2026 un protocole d’accord avec le saoudien Qiddiya pour trois parcs à thème à Courdimanche, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise.
- Investissement annoncé : six milliards d’euros, intégralement saoudiens, pour 22 000 emplois visés.
- Seul le premier parc a un thème arrêté, l’univers du manga, avec Dragon Ball Z en figure centrale. Les deux autres restent à définir.
- Le programme comprend aussi des hôtels thématisés, des restaurants et plusieurs milliers de logements. Aucun calendrier d’ouverture n’est arrêté.
C’est le plus gros investissement de loisirs annoncé en France depuis l’ouverture de Disneyland Paris. Le 24 août 2026, à l’occasion de la visite d’État du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, l’Élysée a rendu public un protocole d’accord avec Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien PIF. Il porte sur trois parcs à thème, et non sur un seul, à bâtir dans le Val-d’Oise sur les terrains de l’ancien Mirapolis.
Trois parcs, un seul thème connu
Le point le plus commenté est aussi le seul qui soit arrêté : le premier des trois parcs sera consacré à l’univers du manga, avec Dragon Ball Z en figure centrale. Les thèmes des deux autres seront déterminés plus tard par l’investisseur. Le programme évoque une pièce maîtresse spectaculaire, un Shenron monumental de soixante-dix mètres abritant des montagnes russes, au sein d’un ensemble annoncé à plus de trente attractions.

Le choix n’est pas anodin. L’œuvre d’Akira Toriyama, disparu en mars 2024, reste l’une des franchises de divertissement les plus rentables au monde, et la France est le deuxième marché du manga derrière le Japon. Adosser un parc à cette notoriété-là, dans un pays qui la porte déjà, est une décision de marché avant d’être une décision de fan.
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Courdimanche, sur les ruines de Mirapolis
Le site retenu se trouve à Courdimanche, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. C’est celui de Mirapolis, ouvert en 1987 et fermé dès 1991 : le premier grand parc à thème français, emporté en quatre saisons par une fréquentation insuffisante et des difficultés financières. Trente-cinq ans plus tard, le terrain redevient le décor d’une ambition du même ordre, avec un actionnaire dont les moyens n’ont rien de comparable.

Des hôtels, des restaurants et des logements
Le protocole ne se limite pas aux attractions. Il prévoit des hôtels thématisés, des restaurants et plusieurs milliers de logements, sur un périmètre annoncé à plus de cinq cent mille mètres carrés. C’est le modèle qui a fait Disneyland Paris : le parc attire, l’hébergement retient, et la nuitée transforme une sortie à la journée en séjour. Pour le Val-d’Oise, département sans grande capacité hôtelière de loisirs, c’est la partie du projet qui pèsera le plus longtemps sur l’économie locale.
Ce qui n’est pas encore décidé
Aucun calendrier d’ouverture n’a été communiqué. Les trois parcs doivent être construits et ouverts successivement, sur un chantier qui s’étalera sur plusieurs années. Un protocole d’accord n’est pas un permis de construire : restent les études d’impact, les autorisations d’urbanisme, la desserte du site et le financement des infrastructures publiques. Les 22 000 emplois annoncés par l’Élysée sont, à ce stade, un objectif de projet et non un engagement contractuel.