- Des médias d’État iraniens ont diffusé le dimanche 23 août une vidéo ciblant directement Barron Trump, le fils cadet du président américain.
- La séquence de trois minutes promet une récompense de 10 millions de dollars pour son assassinat et détaille son dispositif de sécurité.
- Donald Trump a prévenu qu’une telle attaque entraînerait des représailles militaires sans précédent de la part des États-Unis.
Une menace de mort explicite diffusée par Téhéran

Des médias d’État affiliés aux Gardiens de la révolution iraniens ont diffusé, le dimanche 23 août, une vidéo de près de trois minutes ciblant directement le fils cadet du président américain, Barron Trump, âgé de 20 ans. Intitulée « Où et comment devons-nous tuer Barron Trump ? », cette séquence propose une prime de 10 millions de dollars, soit environ 8,5 millions d’euros, pour son assassinat. Le document vidéo expose des informations sensibles concernant la sécurité du jeune homme, notamment la localisation de son université, la composition de son escorte et le déploiement des agents du Secret Service chargés de sa protection. Cette publication marque une escalade inédite en ciblant directement l’entourage familial proche du chef de l’État américain. En outre, la vidéo prétend qu’une intermédiaire aurait réussi à entrer en contact avec lui en contournant les services de sécurité américains par le biais d’une messagerie de console de jeux vidéo.
Un contexte de vives tensions diplomatiques et militaires
Cet événement survient alors que les relations entre Washington et Téhéran traversent une phase de forte dégradation. Le président américain s’apprêtait en effet à annoncer de nouvelles sanctions économiques d’envergure contre l’Iran, sur fond d’intensification des affrontements armés au Moyen-Orient. Face à la multiplication des menaces visant sa propre personne et sa famille, la présidence américaine a déjà prévenu qu’elle ne tolérerait aucun passage à l’acte. Donald Trump a récemment affirmé avoir ordonné des frappes de représailles d’une ampleur sans précédent en cas d’attaque contre ses proches. Lors d’un déplacement officiel en juillet, le président avait ainsi averti qu’une telle tentative provoquerait une réponse militaire immédiate et extrêmement sévère de la part de la Maison-Blanche.