- Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, a fait état de « progrès significatifs » lors de discussions menées à Téhéran pour apaiser les tensions entre l’Iran et les États-Unis.
- Les échanges ont porté sur la désescalade, la réouverture du détroit d’Ormuz et une résolution rapide du conflit militaire en cours.
- Ce déplacement fait suite à un entretien entre le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et le président américain Donald Trump.
Des discussions jugées constructives à Téhéran
Une délégation pakistanaise de haut niveau s’est rendue en Iran afin de mener des discussions visant à désamorcer la crise internationale actuelle. Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, et le chef de l’armée, Asim Munir, ont rencontré les dirigeants iraniens, dont le président du pays. À l’issue de ces échanges, Islamabad a fait état d’avancées notables pour tenter de résoudre le conflit opposant la République islamique aux États-Unis. Les autorités pakistanaises ont qualifié ces pourparlers de très constructifs, insistant sur la volonté partagée de trouver un règlement négocié. Selon un communiqué militaire pakistanais, les débats se sont concentrés sur la mise en œuvre de mesures de désescalade concrètes, la réouverture stratégique du détroit d’Ormuz ainsi que les perspectives d’une fin rapide des hostilités.
Une médiation pakistanaise face au durcissement américain
Le rôle d’intermédiaire joué par le Pakistan intervient dans un contexte de forte pression diplomatique et économique exercée par Washington. Avant de se rendre à Téhéran, le général Asim Munir s’était en effet entretenu directement avec le président américain Donald Trump. Cette tentative de médiation se heurte toutefois au renforcement annoncé par Washington de ses sanctions économiques secondaires. Ces nouvelles mesures restrictives américaines visent à cibler les pays et entités maintenant des relations commerciales avec l’Iran, bien que la liste des nations concernées n’ait pas encore été dévoilée. Alors que la Maison-Blanche n’a pas réagi immédiatement à l’annonce de ces progrès, les efforts d’Islamabad représentent l’un des rares canaux de dialogue direct maintenus pour éviter un embrasement régional total.