- L’organisation non gouvernementale Natural Resources Defense Council (NRDC) a publié, mardi 25 août, un rapport évaluant l’impact des mesures énergétiques de Donald Trump.
- D’ici 2035, le secteur des énergies propres pourrait perdre 700 milliards de dollars d’investissements, provoquant un doublement des émissions de CO2 du secteur électrique.
- Les factures d’électricité des ménages américains pourraient augmenter jusqu’à 25 % dans certaines régions, contredisant les promesses de baisse du président.
Une analyse critique des choix énergétiques de la Maison-Blanche

L’organisation non gouvernementale Natural Resources Defense Council (NRDC) a publié, mardi 25 août, une évaluation de la politique énergétique menée par Donald Trump. Ce rapport compile l’impact des décisions du président américain, notamment la suppression des aides fiscales pour les énergies propres prévues par sa loi économique, le « One Big Beautiful Bill », ainsi que l’imposition de taxes douanières ayant renchéri le coût des technologies électriques. L’administration américaine a également imposé le maintien en activité de vieilles centrales thermiques polluantes et freiné le développement des parcs éoliens. Cette politique de soutien aux énergies fossiles devrait priver le secteur des technologies propres de 700 milliards de dollars d’investissements au cours des dix prochaines années. L’ONG estime ainsi la perte de nouvelles capacités de production renouvelable entre 390 et 540 gigawatts, soit l’équivalent de la capacité de production totale de l’Inde.
Des factures en hausse et des conséquences sanitaires lourdes
Ces décisions réglementaires et douanières pèsent déjà sur le portefeuille des contribuables américains. Alors que le président avait promis durant sa campagne de diviser par deux le montant des factures d’électricité, les statistiques fédérales font état d’une hausse de 16 % en mai dernier. D’ici 2035, les dépenses annuelles d’électricité des consommateurs pourraient bondir de 30 milliards de dollars, avec des hausses de factures atteignant 25 % dans certaines zones. Sur le plan environnemental, le rapport prévoit un doublement des rejets de dioxyde de carbone du réseau électrique d’ici dix ans, franchissant la barre du milliard de tonnes. Cette hausse de la pollution de l’air, causée par le recours accru aux vieilles centrales à charbon et à gaz, pourrait provoquer jusqu’à 69 000 décès prématurés supplémentaires sur cette période selon les projections de l’organisme.