- Le porte-parole de la diplomatie qatarie, Majed Al-Ansari, a annoncé des échanges quotidiens pour réengager les États-Unis et l’Iran dans des pourparlers.
- Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, a rencontré le président iranien Masoud Pezeshkian à Téhéran pour appuyer cette démarche.
- Doha exige la réouverture immédiate du détroit d’Hormuz, estimant que le blocage iranien enfreint le droit maritime international.
Des démarches quotidiennes pour relancer le dialogue

Le Qatar et le Pakistan multiplient les initiatives diplomatiques afin d’amener les États-Unis et l’Iran à reprendre des négociations directes. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a indiqué que des responsables mènent des discussions quotidiennes avec les deux parties pour élaborer des pistes de sortie de crise. Doha et Islamabad agissent comme médiateurs principaux entre Washington et Téhéran depuis le déclenchement de la guerre à la fin du mois de février. Cette intensification des efforts survient au lendemain de la visite à Téhéran du maréchal Asim Munir, chef de l’armée pakistanaise, qui s’est entretenu avec le président iranien Masoud Pezeshkian. De son côté, Washington poursuit sa politique de pression économique à travers l’opération « Economic Outcast », une série de sanctions unilatérales rejetées par le pouvoir iranien.
L’enjeu critique de la sécurité maritime à Hormuz
Au-delà de la reprise du dialogue politique, l’un des volets centraux des discussions concerne le blocage du détroit d’Hormuz par l’Iran. Le Qatar, l’un des principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel liquéfié, rejette l’idée d’un accord bilatéral de passage et plaide pour un cadre régional. Le gouvernement qatari exige le rétablissement immédiat de la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz aux conditions d’avant-guerre. La fermeture de cette voie stratégique perturbe l’approvisionnement énergétique mondial et provoque des retards de livraison, accentuant la nécessité d’un règlement diplomatique rapide.