- L’administration de Donald Trump a débuté l’examen des visas de court séjour des étrangers ayant déposé une demande d’asile après leur arrivée.
- Cette procédure pourrait aboutir à la révocation progressive de près de 200 000 visas de tourisme ou d’affaires de type B1 ou B2.
- Le département d’État a suspendu certains entretiens consulaires pour former ses agents à des critères d’octroi plus restrictifs.
Le ciblage des visas de court séjour

L’administration américaine a entamé une révision systématique des autorisations de séjour temporaires accordées aux ressortissants étrangers. Porté par le département d’État en collaboration avec la Sécurité intérieure, ce contrôle cible les personnes entrées aux États-Unis avec un visa touristique ou d’affaires (B1 ou B2) ayant ultérieurement sollicité l’asile pour s’établir dans le pays. Selon des projections, cette mesure de vérification pourrait aboutir à l’annulation de près de 200 000 documents de voyage. L’administration américaine estime que l’obtention d’un visa de tourisme dans le but de demander l’asile constitue une fraude réglementaire. Pour le porte-parole Tommy Pigott, ces autorisations de voyage de courte durée sont délivrées sous condition de retour dans le pays d’origine, et leur détournement remet en cause la nature de ce privilège d’entrée.
Un durcissement des contrôles consulaires
Les révocations de visas s’effectueront de manière progressive à mesure de l’analyse des dossiers individuels. Si la perte de ce statut n’entraîne pas une expulsion immédiate du territoire, elle prive les bénéficiaires de leur droit de séjour légal. Pour appliquer ces nouvelles directives, le département d’État a demandé aux ambassades et consulats de reporter des entretiens afin de former les agents à des règles plus strictes. L’objectif affiché est de mieux identifier les candidats susceptibles de solliciter des aides publiques une fois installés. Cette offensive se heurte toutefois à une vive opposition judiciaire. Une juge fédérale de New York a récemment contraint le gouvernement à délivrer de nouveau des visas pour les ressortissants de 75 nations, illustrant les tensions persistantes autour de la politique migratoire de Washington.