- Le gouvernement a récemment appelé les entreprises à embaucher davantage d’alternants.
- Malgré cette incitation, les sociétés alsaciennes, par la voix de Jean-Luc Hoffmann, dénoncent une conjoncture défavorable et les coupes budgétaires passées de l’État.
- En 2025, la région a enregistré 15 107 contrats dans le Bas-Rhin et 8 011 dans le Haut-Rhin.
Appel à l’embauche des alternants en Alsace
Le gouvernement français a récemment intensifié ses appels aux entreprises pour qu’elles recrutent davantage de jeunes en apprentissage. La ministre déléguée chargée de la formation professionnelle a incité les acteurs économiques, ce 23 août, à accueillir les milliers de jeunes actuellement inscrits en formation mais n’ayant pas encore trouvé de place en entreprise. Cependant, cette injonction survient alors que l’enveloppe budgétaire dédiée à l’apprentissage a été drastiquement réduite par le même gouvernement au printemps dernier. Cette contradiction est pointée du doigt par les professionnels sur le terrain.
Un contexte défavorable pour les entreprises
Les entreprises alsaciennes, à l’instar de celles représentées par Jean-Luc Hoffmann, président de la Chambre des Métiers d’Alsace et boucher à Haguenau, expriment leurs difficultés. M. Hoffmann regrette que l’État n’ait pas suffisamment soutenu la formation, notamment en raison d’une « très mauvaise conjoncture » économique et des incertitudes croissantes qui pèsent sur les décisions d’embauche. Il souligne également la suppression de l’aide de 500 euros pour le permis de conduire, un dispositif essentiel pour les jeunes éloignés des centres de formation, qui se retrouvent désormais « coincés ». Une légère baisse démographique de candidats est également constatée. L’incitation gouvernementale est ainsi perçue comme malvenue dans ce climat. En 2025, les départements alsaciens ont enregistré 15 107 contrats d’apprentissage dans le Bas-Rhin (dont 14 718 dans le secteur privé) et 8 011 dans le Haut-Rhin (dont 7 822 dans le privé), des chiffres qui pourraient être menacés par les contraintes actuelles. Le manque de soutien financier et les incertitudes économiques compliquent l’équation pour les employeurs.