- Le cas critique du jeune Yasser Arafat, âgé de six ans et hospitalisé à Khan Yunis, illustre la détresse des enfants souffrant de malnutrition.
- Dans les camps de déplacés, à l’instar de celui de l’école Hassan Salama, l’absence d’installations sanitaires favorise la propagation des épidémies.
- Les restrictions sur l’acheminement des fournitures imposées par Israël continuent de paralyser le fonctionnement des hôpitaux de l’enclave.
Une prise en charge médicale devenue impossible à Khan Yunis

À l’hôpital Al-Nasser de Khan Yunis, la dégradation de l’état de santé du jeune Yasser Arafat, âgé de six ans, met en lumière la paralysie des structures de soins dans la bande de Gaza. Souffrant de la maladie cœliaque, d’infections cutanées aiguës et d’une malnutrition sévère, l’enfant ne peut recevoir les traitements nécessaires en raison de la pénurie de ressources médicales. Son frère cadet, Musa, est décédé quatre mois auparavant de complications similaires. Le manque de fournitures de base, accentué par les restrictions d’acheminement imposées aux frontières de l’enclave, empêche les équipes médicales d’assurer les soins vitaux. Cette situation critique s’inscrit dans un contexte d’asphyxie globale des infrastructures sanitaires, qui ne parviennent plus à répondre aux besoins d’une population fragilisée.
Des populations déplacées totalement isolées des réseaux de soin
La crise sanitaire est particulièrement aiguë dans les camps de fortune, comme celui installé sur les ruines de l’école Hassan Salama dans le quartier de Nasr. Des familles y vivent sans aucun service d’assainissement ni accès régulier à l’eau potable, favorisant la propagation d’infections cutanées, de la gale et de l’hépatite. Face à la fermeture partielle ou à la saturation des hôpitaux de proximité, les déplacés doivent parcourir de longues distances ou assumer des frais de transport disproportionnés pour espérer consulter un praticien. L’accès à la médecine de base est désormais devenu un privilège inaccessible pour les habitants les plus vulnérables des campements de Gaza. Sans rétablissement des flux humanitaires, le manque de médicaments et les retards de prise en charge continueront d’aggraver des pathologies pourtant évitables.