- Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a présenté un plan écrit de 20 pages pour organiser le départ de 1,8 million de Palestiniens de la bande de Gaza d’ici sept ans.
- Le projet électoral de la formation d’extrême droite Otzma Yehudit prévoit d’inciter les départs par des aides financières et de relogement, en ciblant 250 000 personnes dès la première année.
- Cette proposition s’inscrit dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 27 octobre 2026, au cours de laquelle le ministre réclame aussi l’armement accru des citoyens juifs.
Un plan d’émigration à grande échelle présenté par l’extrême droite

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a dévoilé un document stratégique visant à inciter la population de la bande de Gaza à quitter le territoire. Ce projet, porté par son parti Otzma Yehudit, planifie le départ volontaire de 250 000 Palestiniens au cours de la première année, puis de la quasi-totalité de la population locale sur une période de sept ans. La formation politique promet des incitations financières et des solutions de relogement à l’étranger pour encourager ces départs en masse. Bien que l’entourage du ministre assure qu’aucune contrainte physique ne sera exercée, les cadres de sa campagne affirment que la coexistence territoriale est devenue impossible pour des raisons de sécurité et que les habitants n’auront pas d’autre alternative par manque d’espace viable.
Une stratégie électorale dans un contexte sécuritaire tendu
Cette annonce s’inscrit directement dans la campagne pour les élections législatives israéliennes prévues pour le 27 octobre 2026. Outre ce plan pour Gaza, Itamar Ben Gvir mène une campagne offensive axée sur l’élargissement de la distribution d’armes aux civils israéliens de confession juive et sur l’application de la peine de mort pour les Palestiniens poursuivis pour des actes de terrorisme. Ce projet de déplacement massif de population civile intervient alors que le droit international qualifie le transfert forcé de populations de crime de guerre. Il survient également dans un territoire marqué par d’importantes pertes humaines, où environ 73 000 Palestiniens ont perdu la vie depuis le déclenchement de la guerre consécutive aux attaques du 7 octobre 2023.