- Le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a définitivement écarté l’idée de taxer les boissons édulcorées.
- La mesure aurait pu rapporter entre 2 et 4 milliards d’euros par an aux finances publiques.
- L’Allemagne maintient toutefois son projet de taxe sur les boissons sucrées pour l’année prochaine.
L’abandon d’un projet de taxation controversé

Le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a annoncé mercredi l’abandon définitif du projet visant à imposer les boissons sans sucre et édulcorées. Cette décision intervient au lendemain de la divulgation de travaux internes à son ministère, qui envisageaient d’élargir la future fiscalité nutritionnelle aux sodas édulcorés, à certaines boissons lactées ainsi qu’à la bière et au vin sans alcool. Accusé de vouloir consolider les finances publiques sous couvert de santé publique, le gouvernement a préféré faire machine arrière. L’opposition conservatrice et les milieux économiques avaient vivement critiqué ce projet d’imposition progressive de 26 à 38 centimes par litre, dont les recettes annuelles étaient estimées entre 2 et 4 milliards d’euros, bien au-delà des 650 millions d’euros initialement projetés.
Un Recentrage sur les boissons sucrées
Le renoncement à la taxation des boissons sans sucre ne remet pas en cause l’ensemble de la réforme fiscale envisagée outre-Rhin. L’Allemagne prévoit toujours d’instaurer à partir de l’an prochain une taxe sur les boissons sucrées. Ce prélèvement doit permettre de dégager de nouvelles ressources financières pour soutenir le système public de santé allemand, confronté à un déficit croissant. Les modalités précises et les taux applicables aux sodas contenant du sucre restent en cours d’élaboration par la coalition gouvernementale.