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- Le gouvernement renonce définitivement à imposer la consigne généralisée pour les bouteilles en plastique sur le territoire national.
- Les collectivités locales ne seront pas contraintes de mettre en œuvre ce projet initialement porté par l’exécutif.
- Le directeur général de l’éco-organisme Citeo, Jean Hornain, exprime une vive inquiétude face à cet abandon et au nouveau cahier des charges de la filière.
Un arbitrage gouvernemental en faveur du statu quo

Le pouvoir exécutif a tranché une question environnementale hautement débattue ces derniers mois en décidant de ne pas généraliser la consigne pour les bouteilles en plastique. Ce projet, qui figurait parmi les chantiers de transition écologique initiés sous la présidence d’Emmanuel Macron, ne sera finalement pas imposé à l’échelle nationale. Cette décision marque un coup d’arrêt pour une mesure qui visait à augmenter significativement le taux de collecte des emballages plastiques en France. L’arbitrage met fin à de longues tractations entre l’État, les industriels et les acteurs du traitement des déchets.
Les communes dispensées d’une réorganisation complexe
L’abandon de cette obligation nationale représente un soulagement pour de nombreuses municipalités françaises. Les maires et les intercommunalités s’opposaient majoritairement à l’instauration de la consigne, redoutant une perte de revenus issus de la vente des matériaux recyclables issus du tri sélectif traditionnel. Les collectivités locales n’auront pas à supporter la mise en place logistique et financière de ces nouveaux points de collecte. Elles craignaient également que ce système ne fragilise les investissements déjà réalisés dans les centres de tri modernes à travers le pays.
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La vive inquiétude des acteurs du recyclage
Du côté des acteurs de l’économie circulaire, cette décision suscite une profonde déception. Jean Hornain, le directeur général de l’éco-organisme Citeo, a fait part de ses fortes préoccupations concernant la trajectoire environnementale de la France en matière de traitement des déchets. La structure se dit très inquiète des conséquences de ce renoncement sur l’atteinte des objectifs de recyclage. Sans ce levier, jugé indispensable par certains spécialistes pour capter les bouteilles jetées hors domicile, l’alignement sur les exigences environnementales s’annonce particulièrement difficile à tenir dans les prochaines années.
Des tensions autour du cahier des charges des éco-organismes
Au-delà de la seule question de la consigne, les relations se tendent entre les éco-organismes et l’État concernant le futur cadre réglementaire de la filière. Jean Hornain a exprimé son mécontentement face au projet de cahier des charges actuellement préparé par les autorités publiques pour encadrer le secteur des emballages. Les professionnels dénoncent des orientations inadaptées aux réalités du terrain et aux ambitions de réduction des déchets. Ce bras de fer illustre la complexité de la mise en œuvre des réformes de transition écologique face aux intérêts divergents des acteurs publics et privés.