- L’ancien chef du gouvernement Édouard Balladur est décédé à l’âge de 97 ans.
- Figure de la droite, il avait notamment été le rival de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995.
- Jugé devant la Cour de justice de la République dans l’affaire Karachi, il avait été relaxé.
- Le président Emmanuel Macron et de nombreuses figures politiques lui ont rendu hommage.
Disparition d’une figure de la vie politique française
L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans. Personnalité centrale de la politique française sous la Ve République, il laisse derrière lui le souvenir d’un parcours riche et de fonctions de premier plan au sommet de l’État. Son itinéraire politique reste particulièrement marqué par son duel face à Jacques Chirac durant la campagne présidentielle de 1995, un épisode qui a profondément structuré les relations au sein de la droite française.
L’hommage unanime des responsables politiques
De nombreuses personnalités de tous horizons ont rapidement réagi pour saluer la mémoire de l’ancien chef du gouvernement. Le président de la République Emmanuel Macron lui a rendu hommage en déclarant qu’il « avait la France au cœur ». François Bayrou a estimé qu’il incarnait « le sens de l’État », tandis que le ministre Sébastien Lecornu a salué « une figure majeure de notre vie publique ». D’anciens collaborateurs et ministres ont également exprimé leur émotion · Brice Hortefeux évoquant « un homme courageux qui avait une vision », et Philippe Douste-Blazy rappelant son profond attachement au Premier ministre défunct.
La conclusion du chapitre judiciaire de Karachi
La fin de son engagement public avait été traversée par l’instruction et le procès de l’affaire Karachi. Poursuivi devant la Cour de justice de la République, l’ancien Premier ministre avait comparu aux côtés de son ancien ministre de la Défense François Léotard. Alors que des peines de prison avec sursis et des amendes avaient été requises à son encontre, Édouard Balladur a été relaxé à l’issue des débats judiciaires, rétablissant son innocence sur le plan pénal.