- La journaliste et éditrice Natacha Polony officialise son passage du monde des médias vers l’action politique.
- L’ancienne responsable de publication n’écarte pas une candidature à l’élection présidentielle de 2027.
- Son projet s’inscrit dans la lignée du gaullisme social et met l’accent sur la revalorisation industrielle et l’éducation.
De la critique médiatique à l’action partisane

Après de nombreuses années passées au cœur du paysage médiatique français, notamment comme figure de l’essai public, ancienne directrice de la rédaction d’un hebdomadaire national et aujourd’hui à la tête de la revue L’Audace!, Natacha Polony fait le choix de faire évoluer son rôle dans la vie publique. Estimant que le simple commentaire des crises ne suffit plus face aux difficultés du pays, l’ancienne journaliste entend s’investir directement pour renouveler le débat républicain et casser le fonctionnement en vase clos qu’elle attribue à la classe dirigeante. Natacha Polony franchit ainsi le pas de l’action politique directe afin de proposer un espace de rassemblement à l’attention des citoyens déçus par l’offre existante. Ce mouvement, destiné selon ses termes à rassembler les délaissés du système représentatif traditionnel, doit progressivement définir ses structures et formaliser sa plateforme au cours des prochaines étapes d’organisation.
Une perspective électorale ouverte pour 2027
Cette irruption dans l’arène politique s’inscrit dans un calendrier institutionnel dont le point d’orgue s’annonce à l’horizon des prochaines échéances majeures de la Vᵉ République. Bien qu’elle ait tenu à préciser qu’elle n’était pas à l’origine de la réservation récente d’un nom de domaine internet préfigurant une campagne pour l’échéance suprême, la responsable n’écarte aucune option sur le plan électoral. La perspective d’une candidature à l’élection présidentielle de 2027 reste formellement envisagée par la journaliste, qui explique vouloir prendre le temps nécessaire avant d’attribuer une dénomination définitive et des contours précis à son projet collectif. L’objectif affiché consiste d’abord à regrouper les sensibilités éparses avant de déterminer la stratégie d’incarnation la plus adaptée aux scrutins à venir.
Les priorités industrielles et éducatives avancées
Sur le terrain des orientations doctrinales, la démarche se réclame ouvertement du gaullisme social, cherchant à conjuguer souveraineté économique et cohésion nationale. Pour répondre aux fragilités structurelles et au déficit des échanges commerciaux de la France, les premières pistes formulées visent à instaurer un état d’urgence dédié à la production nationale, s’appuyant particulièrement sur l’orientation de la commande publique en faveur des acteurs hexagonaux. Parallèlement à ces enjeux économiques, le secteur de l’instruction publique figure parmi les chantiers prioritaires avancés par la nouvelle venue en politique. Le projet s’articule autour d’une priorité industrielle et d’une réorganisation profonde de l’éducation, passant notamment par une refonte globale de la formation dispensée au corps professoral et par une augmentation planifiée du nombre d’enseignants au sein des établissements scolaires.