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lundi 7 septembre 2026
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À Gaza, la Croix-Rouge estime à 5 000 le nombre de disparus

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À Gaza, la Croix-Rouge estime à 5 000 le nombre de disparus
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L’essentiel
  • Le Comité international de la Croix-Rouge estime à 5 000 le nombre de personnes disparues dans la bande de Gaza.
  • Selon l’ONG israélienne Hamoked, environ 1 300 Palestiniens originaires de l’enclave sont détenus sans charges en Israël.
  • Le bilan de la guerre atteint désormais 73 000 morts, dont 1 200 depuis l’instauration du cessez-le-feu.

Des milliers de disparus recherchés dans les ruines

À Gaza, la Croix-Rouge estime à 5 000 le nombre de disparus

À Gaza, la recherche des milliers de personnes portées disparues se poursuit dans des conditions extrêmement difficiles à l’approche de la période hivernale, alors que la population manque de moyens pour reconstruire les habitations détruites. Selon les données communiquées par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), environ 5 000 personnes sont actuellement recherchées par leurs familles, qui ignorent si leurs proches sont décédés sous les ruines ou s’ils sont emprisonnés. Sur le terrain, les membres de la Protection civile continuent de fouiller les débris d’infrastructures majeures, mais ces opérations de sauvetage et d’identification avancent à un rythme très lent. Le manque d’équipements lourds de déblaiement, dont l’importation est restreinte par les autorités israéliennes, paralyse l’avancée des recherches et fige les proches dans une attente insupportable.

Entre détention sans charges et décombres

Cette situation dramatique s’illustre par des trajectoires individuelles comme celle d’Essam Hamad, un père de famille dont les proches n’ont plus aucun signe de vie depuis plus d’un an, à la suite d’une opération de l’armée israélienne près de Deir al-Balah. Pour de nombreuses familles, l’hypothèse d’une arrestation reste la piste privilégiée pour expliquer ces disparitions soudaines. D’après les données fournies par l’ONG israélienne Hamoked, au moins 1 300 Palestiniens originaires de Gaza sont actuellement détenus sans aucune charge officielle au sein du système pénitentiaire civil israélien. Ce phénomène s’intègre dans un bilan humain global extrêmement lourd, qui s’élève désormais à 73 000 morts selon les autorités sanitaires locales, un décompte jugé globalement fiable par l’ONU mais qui reste incomplet tant que les milliers de corps ensevelis n’ont pas été dégagés.

Un deuil impossible sur fond d’impasse politique

Au-delà de la détresse psychologique des familles, pour qui la confirmation d’un décès permettrait au moins de débuter le deuil traditionnel, cette crise humanitaire se heurte à une totale paralysie politique. Sur le terrain, les négociations de paix piétinent et bloquent toute perspective de reconstruction à grande échelle dans l’enclave palestinienne. Bien que le ministère de la Santé rapporte 1 200 décès supplémentaires depuis l’instauration d’un cessez-le-feu théorique, les discussions achoppent sur des points de blocage majeurs. Selon le Conseil de la paix, le Hamas aurait consenti à désarmer ses forces, mais le gouvernement israélien maintient son refus catégorique de se retirer de plusieurs zones territoriales clés sous son contrôle direct. Ce statu quo prolonge indéfiniment la souffrance des populations civiles et repousse la perspective d’un retour à la stabilité.

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Écrit par
Nadia Belkacem

Suit l'actualité internationale, avec un intérêt particulier pour le Proche-Orient, l'Europe et les questions migratoires.