- Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, est arrivé au Venezuela le 1er septembre 2026 pour finaliser un accord stratégique.
- L’accord prévoit le contrôle par Washington de près de 20 % des réserves pétrolières du pays, soit plus de 65 milliards de barils.
- Les autorités politiques et l’armée vénézuéliennes soutiennent le projet, tandis que l’opposition exige la transparence des clauses.
- Ce partenariat historique vise également à évincer l’influence économique de la Chine et de la Russie sur les gisements locaux.
Une visite pour finaliser un accord d’envergure
Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, est arrivé à l’aéroport international de Maiquetia, près de Caracas, le mardi 1er septembre 2026. Ce déplacement fait suite à l’annonce, le 28 août dernier par Donald Trump, d’un accord qualifié d’historique par Washington. Cette initiative doit permettre aux États-Unis de prendre le contrôle d’environ un cinquième des réserves de brut du Venezuela. À son arrivée, le ministre a d’ailleurs promis l’annonce imminente de plusieurs partenariats qui devraient mener à un doublement de la production pétrolière nationale dans les années à venir, favorisant ainsi les investissements et la création d’emplois locaux.
Un soutien politique et militaire à Caracas
Du côté vénézuélien, le pouvoir en place s’efforce de rassurer l’opinion et de valider la démarche sur le plan institutionnel. La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a garanti que le pays conserverait sa pleine souveraineté sur les gisements exploités. L’Assemblée nationale vénézuélienne, largement favorable au gouvernement, a formellement voté son soutien à l’accord. Le ministre de la Défense, le général Gustavo Gonzalez Lopez, a également apporté l’approbation de l’armée, qualifiant ce projet de vecteur de prospérité. Néanmoins, l’opposition réclame une transparence totale et exige la publication du texte intégral du contrat.
Les détails techniques et stratégiques de l’entente
Bien que le Venezuela possède les plus grandes réserves mondiales de pétrole, estimées à plus de 300 milliards de barils, sa production actuelle plafonne à environ 1,2 million de barils par jour. L’accord prévoit notamment une prise de participation américaine de 35 % dans North American Blue Energy Partners, la deuxième compagnie pétrolière privée du pays. En échange, Washington pourra acquérir à prix coûtant 20 % de la production pour la traiter dans des raffineries américaines adaptées à ce brut lourd. Ce projet constitue une opportunité géopolitique majeure pour contrer l’influence économique de la Chine et de la Russie dans la région.
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Une réouverture progressive du marché vénézuélien
Ce rapprochement marque une étape clé depuis l’embargo imposé sur le brut vénézuélien en 2019. Après une intervention militaire en début d’année ayant mené à la capture de l’ex-président Nicolas Maduro, l’administration américaine s’emploie à restructurer le secteur énergétique du pays. Au-delà des considérations géopolitiques, Donald Trump cherche également à stabiliser les prix des carburants à la pompe avant des échéances électorales cruciales. Dans ce contexte de détente tarifaire, de grands acteurs de l’industrie, à l’instar de la compagnie Chevron, s’apprêtent également à faire des annonces d’envergure concernant leurs activités sur le territoire vénézuélien.