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- En réaction à des raids américains meurtriers, Téhéran a lancé des frappes de représailles contre plusieurs alliés des États-Unis dans le Golfe.
- Les bombardements américains ont causé la mort d’au moins 19 personnes, touchant notamment un mariage dans le sud-est de l’Iran.
- Ces hostilités ont provoqué une nouvelle flambée des cours du pétrole, le baril de Brent dépassant à nouveau les 90 dollars.
Une escalade militaire directe entre Washington et Téhéran

Les tensions ont franchi un nouveau cap au Moyen-Orient après une série de raids aériens nocturnes menés par les forces américaines sur le territoire iranien. Selon le commandement militaire américain, ces frappes ciblaient des infrastructures clés des Gardiens de la Révolution, notamment des radars et des systèmes de défense antiaérienne. Ces bombardements ont causé la mort de 19 personnes, dont des civils participant à un mariage dans la province de Sirik. Téhéran a immédiatement dénoncé un crime de guerre. En guise de représailles, la république islamique a revendiqué des tirs de missiles et des attaques de drones ciblant les alliés régionaux de Washington, touchant notamment la Jordanie, le Koweït, Bahreïn, l’Irak et les Émirats arabes unis. En Jordanie, la défense aérienne affirme avoir intercepté plusieurs projectiles, tandis que des explosions ont retenti dans le nord de l’Irak.
Une menace accrue sur la sécurité maritime et économique
Ce regain de violence met fin à une trêve relative d’un mois et s’accompagne d’une « nouvelle stratégie » annoncée par Téhéran pour affaiblir les positions américaines. Les répercussions économiques se sont immédiatement fait sentir sur les marchés mondiaux, où les cours du pétrole brut ont bondi, propulsant le baril de Brent au-delà du seuil symbolique des 90 dollars. La situation reste extrêmement volatile dans le détroit d’Ormuz, une voie de transit énergétique cruciale actuellement bloquée par l’Iran. Deux navires pétroliers y ont d’ailleurs pris feu après avoir heurté des mines. Face au blocus américain et au renforcement des sanctions économiques qui pèsent sur son économie, Téhéran maintient la pression, tandis que les forces américaines continuent de déployer leurs moyens navals dans la région pour sécuriser les flux maritimes.