- Un jeune homme de 18 ans, soupçonné d’appartenir au groupe de hackers « ZeroBytes », a été mis en examen et écroué.
- Un second suspect, âgé de moins de 16 ans, a été interpellé puis remis en liberté pour l’analyse de son matériel informatique.
- Le groupe de pirates est accusé d’avoir ciblé la direction générale des finances publiques (DGFiP), l’Éducation nationale ou encore France Travail.
- Les investigations sont désormais menées sous la direction d’un juge d’instruction pour identifier d’autres complices.
Deux interpellations après les vagues de cyberattaques de l’été

Le parquet de Paris a dévoilé l’avancée des investigations entourant la vague de cyberattaques qui a ciblé les administrations françaises durant l’été 2026. Deux personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre à la fin du mois d’août. L’une d’elles a été présentée à la justice et incarcérée, tandis que la seconde a été relâchée à l’issue de sa garde à vue. Le principal suspect, un jeune homme de 18 ans habitant en région parisienne, a été mis en examen et placé en détention provisoire le 20 août. Un second suspect, mineur de moins de 16 ans, a quant à lui été interpellé le 26 août avant d’être libéré pour permettre l’examen approfondi de ses terminaux informatiques.
Le profil d’un jeune hacker déjà connu de la justice
Le profil du jeune homme de 18 ans témoigne d’un parcours déjà marqué par la délinquance numérique. Soupçonné d’être un membre actif du groupe de pirates informatiques « ZeroBytes », il avait déjà fait l’objet de deux mises en examen antérieures, en juin 2024 puis en janvier 2025, pour des faits de cybercriminalité commis alors qu’il était mineur. Malgré son placement sous contrôle judiciaire dans ces précédents dossiers, le suspect aurait poursuivi ses activités illicites en bande organisée. Pour ce nouveau volet lié au piratage du fisc, il est poursuivi pour accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, vol de données en bande organisée et association de malfaiteurs.
Les « ZeroBytes », un groupe aux cibles multiples
Le groupe à l’origine de ces attaques, baptisé « ZeroBytes », s’est fait connaître dès le 16 juillet en revendiquant de nombreuses intrusions sur le darkweb. Ses cibles incluent la direction générale des finances publiques (DGFiP), mais également le ministère de l’Éducation nationale, dont les données de millions d’élèves, de parents et d’enseignants auraient été dérobées. L’organisation criminelle a également ciblé d’autres structures majeures comme France Travail, la Fédération française de handball ou des enseignes privées. Face à l’ampleur de la fuite de données fiscales, plusieurs centaines de contribuables victimes ont déjà annoncé rejoindre une action collective contre l’État.
À lire aussi Piratage du fisc : un jeune hacker de 18 ans mis en examen
Une enquête judiciaire d’envergure nationale
Les plaintes déposées dès le 31 juillet ont déclenché une réaction rapide des autorités judiciaires de la capitale. La section cybercriminalité du parquet de Paris a initialement confié les investigations à l’Office anti-cybercriminalité (Ofac). Désormais, un juge d’instruction supervise l’information judiciaire afin de démanteler l’intégralité du réseau criminel. Les policiers s’attellent à l’analyse des saisies informatiques pour identifier les complices de cette entreprise de piratage d’envergure.