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lundi 7 septembre 2026
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États-Unis : trois randonneurs secourus après avoir planifié leur parcours avec une intelligence artificielle

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États-Unis : trois randonneurs secourus après avoir planifié leur parcours avec une intelligence artificielle
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L’essentiel
  • Trois randonneurs amateurs se sont égarés à 4 000 mètres d’altitude sur le mont Shasta, en Californie.
  • Leur itinéraire avait été entièrement conçu par l’intelligence artificielle générative Google Gemini.
  • L’outil a largement sous-estimé le temps de parcours et a préconisé des réserves d’eau et de nourriture insuffisantes.
  • L’un des marcheurs a été grièvement blessé au genou, nécessitant l’intervention nocturne des gardes forestiers.

Un sauvetage nocturne sur le mont Shasta

États-Unis : trois randonneurs secourus après avoir planifié leur parcours avec une intelligence artificielle

Le mont Shasta, un volcan majeur du nord de la Californie culminant à plus de 4 300 mètres d’altitude, a été le théâtre d’une opération de sauvetage délicate le 30 août dernier. Trois randonneurs amateurs, partis pour ce qu’ils pensaient être une excursion d’une journée, se sont retrouvés bloqués en haute altitude dans des conditions de vulnérabilité extrême. L’ascension du mont Shasta s’est transformée en une épreuve de force après que le groupe s’est égaré à plus de 4 000 mètres d’altitude dans un secteur particulièrement escarpé. Pris par la nuit et confrontés à un relief accidenté, les marcheurs ont rapidement perdu tout repère. L’aventure a pris une tournure critique lorsque l’un des membres du groupe a été victime d’une lourde chute, se blessant grièvement au genou et se trouvant dans l’incapacité de poursuivre sa progression. Immobilisés, les trois hommes ont dû affronter le froid nocturne de la haute montagne en attendant l’arrivée des gardes forestiers.

L’intelligence artificielle Google Gemini mise en cause

L’enquête sur les circonstances de cet égarement a mis en lumière une méthode de préparation singulière. Pour concevoir leur itinéraire et évaluer les difficultés de la montagne, les trois randonneurs s’étaient intégralement fiés à Google Gemini, l’outil d’intelligence artificielle générative du géant américain de la technologie. Ce dernier leur avait fourni un tracé théorique et des estimations temporelles totalement déconnectés de la réalité du terrain. La planification de l’excursion via l’intelligence artificielle Google Gemini est directement pointée du doigt par les secouristes comme l’origine de cette dérive. Alors que le programme avait promis une boucle de huit heures, la marche effective a dépassé les seize heures avant que le groupe ne perde définitivement sa route. Cette distorsion met en évidence les limites des modèles de langage lorsqu’ils sont appliqués à des environnements physiques exigeants.

Une sous-estimation critique des ressources vitales

Les erreurs d’évaluation de l’intelligence artificielle ne se sont pas limitées au tracé de la carte. Selon les déclarations des services du shérif local, l’outil numérique a également failli dans l’évaluation des besoins logistiques fondamentaux nécessaires pour une telle entreprise. Au-delà de l’erreur de tracé, l’application a conseillé d’emporter des rations d’eau et de nourriture nettement inférieures aux standards requis pour une telle ascension. En se basant sur une estimation de temps erronée, l’intelligence artificielle a induit les randonneurs en erreur quant à la logistique de sécurité. Les autorités de sécurité publique ont qualifié cette préparation de « grave erreur », rappelant que la haute montagne ne tolère pas l’approximation et exige une planification basée sur des données physiques rigoureusement vérifiées.

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Les dérives de la dépendance aux outils numériques généralistes

Cet incident s’inscrit dans un débat plus large sur l’usage des technologies de pointe en milieu naturel. Si les applications de positionnement par GPS ou les cartes topographiques interactives professionnelles sont largement démocratisées, le recours à des agents conversationnels pour planifier des itinéraires complexes présente des risques systémiques majeurs. Les modèles de langage conçoivent leurs réponses à partir de probabilités statistiques textuelles, ce qui peut générer des informations géographiques fausses ou obsolètes. La multiplication de ces incidents illustre la tendance risquée à substituer des outils conversationnels généralistes aux cartes de randonnée officielles et aux conseils de professionnels. Pour les secouristes, aucun algorithme ne peut aujourd’hui remplacer l’expertise d’un guide de haute montagne ou la consultation des guides de référence.

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Écrit par
Hugo Vasseur

Écrit sur les sciences et les technologies : recherche, santé, numérique et transition énergétique.