- Cinq prisonniers civils, dont quatre remis ce vendredi, ont été libérés par Israël via le Comité international de la Croix-Rouge.
- En contrepartie, le Liban s’engage à rechercher les dépouilles de citoyens juifs disparus durant la guerre civile des années 1980.
- Cette opération est le fruit d’une médiation des États-Unis dans le cadre de négociations entamées après le conflit du 2 mars 2026.
Une libération de prisonniers sous l’égide de la Croix-Rouge

Le gouvernement israélien a procédé à la libération de cinq détenus civils, remis aux autorités libanaises par l’intermédiaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Un premier prisonnier, identifié sous le nom de Malek Ghazi, a été libéré jeudi, suivi de quatre autres personnes vendredi, comprenant deux Libanais et deux ressortissants syriens arrêtés au Liban. Le convoi humanitaire a acheminé ces personnes depuis le poste-frontière de Naqoura vers une caserne militaire à Tyr, dans le sud du pays. Cette opération de libération marque une étape concrète dans les discussions menées entre les deux nations voisines. En parallèle, le CICR a rappelé qu’il n’avait plus d’accès aux personnes détenues en Israël depuis octobre 2023, tandis que des familles libanaises restent sans nouvelles de proches disparus lors de récentes incursions frontalières, notamment dans le village de Halta.
Un accord inédit facilité par la médiation américaine
Cet échange repose sur un engagement mutuel obtenu grâce à une médiation des États-Unis. En contrepartie de ces libérations de civils, Beyrouth a accepté d’entreprendre des recherches pour localiser les corps de citoyens libanais de confession juive, enlevés et tués durant la guerre civile libanaise dans les années 1980. Le président libanais Joseph Aoun a publiquement salué le rôle de la diplomatie américaine sous l’administration de Donald Trump pour débloquer cette situation. Bien que les deux États n’entretiennent aucune relation diplomatique officielle, cet accord témoigne de la poursuite de négociations exceptionnelles. Ces pourparlers bilatéraux se déroulent sur fond de tensions persistantes, après le déclenchement d’un nouveau conflit armé le 2 mars 2026 entre l’armée israélienne et le Hezbollah.