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mardi 8 septembre 2026
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Drame familial en Haute-Saône : les autopsies confirment le scénario du triple homicide

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Drame familial en Haute-Saône : les autopsies confirment le scénario du triple homicide
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L’essentiel
  • Les autopsies des quatre corps découverts à Gy (Haute-Saône) confirment la thèse d’un triple homicide suivi d’un suicide.
  • Les deux enfants de 6 et 10 ans ont succombé à des tirs d’arme à feu, tandis que leur grand-mère de 74 ans a été victime de violents coups de couteau.
  • Le père de famille, âgé de 42 ans et en instance de séparation, s’est donné la mort après avoir filmé la scène de crime.
  • Le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt, confirme que le suspect n’avait aucun antécédent judiciaire pour des violences.

Le déroulé des faits et les premières constatations médicales

L’enquête sur le drame familial survenu à Gy, petite commune de Haute-Saône située à une trentaine de kilomètres de Besançon, franchit une étape décisive avec la publication des conclusions des rapports médico-légaux. Les autopsies des quatre corps, réalisées sous l’autorité du parquet de Vesoul, permettent désormais de reconstituer avec précision le déroulement de cette soirée tragique. L’autopsie de la septuagénaire révèle un déchaînement de violence caractérisé par de multiples blessures par arme blanche et des signes de strangulation. Selon les déclarations d’Arnaud Grécourt, procureur de la République de Vesoul, la grand-mère des enfants, âgée de 74 ans, a succombé à une hémorragie massive provoquée par trois coups de couteau portés au niveau du thorax et de l’abdomen. Les examens cliniques menés par le médecin légiste mettent en évidence la force des impacts, tout en identifiant des ecchymoses sur le visage, les membres supérieurs et le thorax, stigmates évidents de coups reçus ou de saisies physiques rigides. De plus, des marques décelées au niveau du cou suggèrent une tentative de strangulation manuelle qui a pu concourir, dans une moindre mesure, au décès de la victime.

Le sort des deux jeunes victimes et le suicide du suspect

Le sort des enfants, âgés de six et dix ans, a également été documenté par les services de médecine légale, apportant des éléments matériels sur la nature des violences subies. Les deux enfants ont succombé à des tirs d’arme à feu uniques à courte distance, tandis que le père s’est donné la mort de manière instantanée. Le procureur de la République a précisé que les décès des jeunes victimes résultaient directement de tirs uniques ayant atteint la face postérieure du tronc. Les constatations balistiques et anatomiques permettent d’envisager des tirs effectués à courte distance. Aucune autre lésion ou trace suspecte n’a été mise en évidence sur le corps des enfants, écartant l’hypothèse de violences physiques préalables à l’usage de l’arme à feu. Quant au père de famille, un homme de 42 ans, son décès est attribué à un tir unique d’arme à feu dirigé du bas vers le haut sous le menton, une blessure caractéristique d’un suicide qui a probablement été commis à bout touchant.

L’hypothèse privilégiée du drame de la séparation

Face à la concordance des éléments matériels et médicaux, les enquêteurs se concentrent désormais sur l’analyse des motivations de l’auteur présumé des faits. La piste d’un drame lié à une séparation conjugale douloureuse reste privilégiée par le parquet de Vesoul. L’auteur présumé, qui n’avait jamais fait l’objet de condamnations pour des atteintes aux personnes ou des violences intrafamiliales, traversait une phase de rupture particulièrement instable. Les autorités judiciaires s’attachent à reconstituer le profil psychologique de cet homme de 42 ans, qui résidait avec sa famille dans un bungalow de fortune attenant à leur future maison individuelle en cours de construction sur les hauteurs de Gy. L’absence d’antécédents judiciaires notables rend ce passage à l’acte d’une extrême gravité imprévisible pour les services d’enquête, bien que le contexte de séparation constitue fréquemment un facteur déclencheur dans les dossiers d’homicides intrafamiliaux.

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Un acte prémédité et mis en scène

Les témoignages recueillis auprès de l’entourage familial éclairent d’un jour particulièrement sombre le déroulement des faits survenus mercredi soir dans cette propriété isolée. Le drame s’est noué au moment où la grand-mère venait chercher ses petits-enfants, donnant lieu à une macabre mise en scène vidéo envoyée à l’épouse. Selon les déclarations de Charles Martino-Herter, un cousin du père de famille issu de la communauté des gens du voyage, la grand-mère de 74 ans s’était déplacée au domicile familial dans le but de récupérer les deux enfants. C’est à ce moment précis que le suspect aurait mis à exécution son projet criminel. Avant de retourner l’arme contre lui, l’homme a filmé la scène de crime à l’aide de son téléphone portable pour envoyer l’enregistrement à son épouse, accompagné d’un message explicite : « voilà ce que tu mérites ». Ce comportement témoigne d’une volonté d’infliger une souffrance psychologique maximale à sa compagne, marquant l’épilogue tragique de cette cellule familiale.

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Écrit par
Julien Marchand

Écrit sur la France : territoires, services publics, environnement et vie quotidienne des Français.

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