- Le sélectionneur national Thomas Voeckler a dévoilé la liste des Bleus pour les Mondiaux de Montréal, bâtie autour du jeune prodige Paul Seixas.
- Cette sélection marque le début d’une nouvelle ère après la retraite sportive de l’emblématique Julian Alaphilippe, annoncée le 20 août dernier.
- En l’absence du double champion du monde slovène Tadej Pogacar, blessé, les ambitions françaises sont légitimement revues à la hausse pour les épreuves du 20 et 27 septembre.
- Chez les féminines, la championne de France Célia Géry mènera la sélection tricolore en l’absence notable de Pauline Ferrand-Prévot.
Une nouvelle ère pour le cyclisme tricolore

L’équipe de France de cyclisme s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire contemporaine lors des prochains championnats du monde sur route de Montréal. Le sélectionneur national, Thomas Voeckler, a officiellement dévoilé ce vendredi à Saint-Quentin-en-Yvelines la liste des coureurs qui défendront les couleurs nationales en terre canadienne. Cette annonce consacre l’avènement d’une nouvelle génération, appelée à succéder à celle qui a fait vibrer les passionnés de sport et d’effort durant une décennie de ferveur populaire. Après le retrait de l’emblématique Julian Alaphilippe, l’équipe de France entame une reconstruction ambitieuse autour de son nouveau joyau, Paul Seixas. Pendant dix ans, entre 2015 et 2025, Alaphilippe a incarné l’âme, le panache et le courage des Bleus, cumulant dix sélections et décrochant deux titres mondiaux mémorables en 2020 et 2021. À 34 ans, après avoir surmonté un Tour de France particulièrement éprouvant, le puncheur français a choisi de mettre un terme à sa carrière le 20 août dernier, laissant derrière lui un vide immense mais aussi un précieux héritage moral. L’an passé, à Kigali, le double champion du monde avait lui-même accompagné les premiers pas de Paul Seixas au plus haut niveau mondial, facilitant une transmission de témoin aujourd’hui devenue effective et nécessaire pour le rayonnement de notre cyclisme.
L’avènement d’un nouveau leader souverain sur les routes internationales
À seulement un n des mondiaux prévus sur le sol national, la France se cherche de nouveaux héros capables de porter haut le drapeau tricolore et de faire respecter notre école de cyclisme. Le jeune Lyonnais Paul Seixas, chef de file de la formation Decathlon CMA CGM, apparaît comme le successeur naturel. Ses performances récentes témoignent d’une maturité athlétique exceptionnelle pour son jeune âge et confirment les espoirs placés en lui depuis sa treizième place obtenue sur le parcours éprouvant de Kigali l’an dernier, complétée par une remarquable médaille de bronze aux championnats d’Europe disputés sur nos terres. Le jeune prodige français s’est affirmé cette saison comme l’un des rares coureurs capables de rivaliser d’égal à égal avec les plus grands noms du peloton mondial. Lauréat de la prestigieuse Flèche Wallonne, Seixas a également bousculé la hiérarchie internationale en terminant deuxième des Strade Bianche et de Liège-Bastogne-Liège. Pour sa première participation à la Grande Boucle, il a impressionné les observateurs les plus exigeants en s’adjugeant une remarquable quatrième place au classement général final. Fort de cette dynamique triomphale, il s’alignera à Montréal avec la double responsabilité de disputer le contre-la-montre individuel le 20 septembre et la course en ligne le 27 septembre, portant sur ses jeunes épaules les espoirs de grandeur de tout un pays.
Un horizon dégagé et la méthode gagnante de Thomas Voeckler
La conquête du maillot arc-en-ciel sur le tracé exigeant du Canada s’annonce particulièrement ouverte cette année. Le peloton international devra en effet composer sans sa figure dominante, le Slovène Tadej Pogacar. Le double champion du monde en titre a vu sa moisson de victoires brutalement interrompue à la suite d’une lourde chute lors du Tour d’Espagne, le contraignant à déclarer forfait pour le reste de la saison. L’absence du grand favori slovène libère les ambitions des coureurs français et ouvre la voie à un affrontement tactique majeur sur les routes accidentées de Montréal. Pour guider les troupes françaises vers les sommets, la Fédération française de cyclisme peut compter sur le sens tactique affûté de Thomas Voeckler. Nommé sélectionneur de l’équipe de France masculine en 2019, l’ancien porteur du maillot jaune s’est forgé un palmarès d’exception à la tête des Bleus. Sous sa direction, la France a décroché pas moins de quatre médailles mondiales, dont deux titres suprêmes, deux médailles olympiques et cinq récompenses européennes, dont deux titres. Cette culture de l’effort, du collectif et de la rigueur tactique sera indispensable pour orchestrer le triomphe annoncé de la nouvelle garde tricolore le 27 septembre prochain.
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La relève féminine et la préparation de l’échéance nationale de 2027
L’ambition de la délégation française ne se limite pas à l’épreuve masculine. Du côté des féminines, la sélection doit également composer avec une transition d’envergure. En l’absence notable de la star emblématique Pauline Ferrand-Prévot, le staff tricolore a choisi de faire confiance à la jeunesse triomphante pour mener les débats outre-Atlantique. C’est à la championne de France en titre, Célia Géry, que reviendra la lourde mais exaltante tâche de guider l’équipe de France féminine au Canada. Titrée l’an dernier chez les Espoirs à l’échelle mondiale, la jeune cycliste incarne, tout comme Paul Seixas chez les hommes, cette France qui travaille en silence, progresse avec humilité et finit par s’imposer face à l’adversité internationale. Des catégories juniors aux élites, l’ensemble de la délégation française se déplace à Montréal avec la ferme intention de briller et de garnir l’armoire aux trophées de la nation. Cette campagne canadienne servira de répétition générale cruciale avant les championnats du monde de 2027, qui se dérouleront sur le sol français. Un rendez-vous historique où la souveraineté sportive nationale sera célébrée avec éclat devant son public.