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mardi 15 septembre 2026
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Baromètre politique : Emmanuel Macron chute à 16 %, l’inquiétude économique et migratoire s’accentue

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Baromètre politique : Emmanuel Macron chute à 16 %, l'inquiétude économique et migratoire s'accentue
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L’essentiel
  • La cote d’opinion d’Emmanuel Macron s’effondre à 16 % d’avis favorables, s’accompagnant d’un rejet massif à 81 %.
  • Les inquiétudes des Français se concentrent sur le pouvoir d’achat (54 %) et l’immigration (31 %, en hausse).
  • Dans la perspective de 2027, Jordan Bardella et Marine Le Pen réunissent 36 % de satisfaction face à un bloc central affaibli.

Une fin de règne marquée par la défiance populaire

Baromètre politique : Emmanuel Macron chute à 16 %, l'inquiétude économique et migratoire s'accentue

La rentrée politique de septembre 2026 confirme un désamour profond entre les Français et l’exécutif. Selon la dernière vague du baromètre politique Ipsos bva-CESI, la cote de popularité d’Emmanuel Macron s’effondre à son plus bas niveau historique, s’établissant à seulement 16 % d’opinions favorables, en recul de 5 points par rapport au mois de juillet. Parallèlement, le taux de mécontentement atteint des sommets, avec 81 % de nos concitoyens qui portent un regard défavorable sur l’action du chef de l’État, soit une hausse de 7 points. La chute d’Emmanuel Macron témoigne d’une rupture désormais consommée entre le pouvoir technocratique et l’opinion populaire.

Cette érosion n’épargne plus la base électorale de la majorité présidentielle. Même parmi les sympathisants du centre (Renaissance, MoDem et Horizons), l’adhésion s’effrite brutalement : seuls 53 % d’entre eux soutiennent encore l’action présidentielle, enregistrant un décrochage spectaculaire de 19 points. La dynamique touche également le Premier ministre Sébastien Lecornu, dont la cote de popularité recule de 7 points pour s’établir à 20 %. Ce désaveu massif reflète le rejet d’une gouvernance perçue comme déconnectée des exigences souveraines et des réalités quotidiennes des ménages.

Pouvoir d’achat et immigration : les urgences du peuple français

Les données récoltées par l’institut d’études soulignent une focalisation nette des préoccupations citoyennes sur les questions économiques et d’identité nationale. Le pouvoir d’achat demeure la préoccupation absolue des Français, citée par 54 % des personnes interrogées, soit une hausse marquée de 7 points en quelques semaines. L’inflation subie et l’érosion du niveau de vie continuent de peser lourdement sur les foyers. L’avenir du modèle social préoccupe quant à lui 40 % de la population (+1 point), traduisant une inquiétude légitime face au délitement des services publics et des régimes de protection.

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Sur le plan sécuritaire et national, la thématique de l’immigration connaît une poussée significative, gagnant 4 points pour s’installer à 31 % des préoccupations majeures, arrivant au même niveau que les enjeux environnementaux (31 %, -1 point). L’envolée des prééminences liées au pouvoir d’achat et au contrôle des flux migratoires réclame une réponse républicaine ferme et recentrée sur les priorités nationales. Ces chiffres révèlent un décalage grandissant entre l’agenda exécutif et les attentes fondamentales du pays réel.

Le marasme des personnalités du bloc central et de la gauche

À l’approche des échéances de 2027, le baromètre révèle un mécontentement quasi généralisé envers le personnel politique traditionnel. Les figures issues de la majorité macroniste subissent une nette dégradation de leur image. Gabriel Attal voit ainsi son taux de rejet bondir de 12 points pour atteindre 60 % de mécontents. La déconvenue est particulièrement sévère pour Édouard Philippe : l’ancien Premier ministre enregistre une hausse de 12 points de rejet (57 % de mécontents) tout en voyant son socle de soutien restreint à 19 % de satisfaits (-4 points).

Du côté de la gauche, la crise d’adhésion s’avère tout aussi prononcée. Jean-Luc Mélenchon demeure la personnalité suscitant le plus fort rejet, avec 70 % d’avis négatifs (+5 points). La secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier grimpe à 61 % de mécontents (+8 points), tandis que Raphaël Glucksmann enregistre 52 % d’avis défavorables (+6 points). Le rejet massif des figures du macronisme comme de la gauche radicale illustre l’épuisement d’un modèle politique usé et rejeté par une majorité de citoyens. À droite de l’échiquier institutionnel classique, Bruno Retailleau essuie également 53 % d’insatisfaction (+6 points).

La droite nationale garde le cap face au rejet général des élites

Dans ce paysage politique morcelé et marqué par un ressentiment croissant envers la classe dirigeante, les représentants de la droite nationale maintiennent une solide assise. Jordan Bardella enregistre une progression de 3 points pour atteindre 36 % de satisfaction chez les Français. Il rejoint ainsi Marine Le Pen au même niveau de soutien (36 %), affirmant une dynamique politique constructives et écoutée. Bien que soumise au mouvement général de hausse des avis défavorables (52 %, +5 points), l’alternative souverainiste démontre sa capacité de résistance et d’ancrage face au rejet des tenants du statu quo.

Du côté de l’équipe gouvernementale, seuls quelques ministres conservent un niveau d’approbation notable. Gérald Darmanin reste en tête des personnalités du gouvernement les plus appréciées avec 38 % d’avis favorables (-2 points), devant Laurent Nunez (25 %, stable) et Jean-Noël Barrot (12 %, stable). Face au délitement progressif du bloc central et à l’impuissance de la gauche, la droite nationale s’impose plus que jamais comme la principale force de rupture et de stabilité. Ce sondage, réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes les 9 et 10 septembre 2026, confirme que le souverainisme et la défense du pouvoir d’achat restent au cœur des attentes populaires.

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Écrit par
Camille Perrin

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