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jeudi 17 septembre 2026
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Environnement : le Conseil de l’Europe réunit son comité directeur à Strasbourg

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Environnement : le Conseil de l'Europe réunit son comité directeur à Strasbourg
Le siege du Conseil de l'Europe a Strasbourg © FrDr · CC BY-SA 4.0
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L’essentiel
  • La deuxième réunion du Comité directeur sur l’environnement (CDENV) se tiendra les 13 et 14 octobre 2026 à Strasbourg.
  • Les débats porteront sur l’intégration des droits humains dans les politiques vertes et sur la protection juridique des jeunes militants.
  • Le comité fera le point sur la ratification de la nouvelle Convention sur la protection de l’environnement par le droit pénal (STE n° 228).

Une gouvernance écologique supranationale en marche

Le Conseil de l’Europe s’apprête à franchir une nouvelle étape dans l’intégration des thématiques environnementales au cœur de son architecture politique et juridique. Les 13 et 14 octobre 2026, la ville de Strasbourg accueillera la deuxième réunion du Comité directeur sur l’environnement (CDENV). Cet organe intergouvernemental, qui s’était réuni pour la première fois en mars de la même année, est chargé de coordonner l’action des États membres et d’orienter les décisions du Comité des Ministres. Cette session d’automne s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie environnementale globale adoptée par l’organisation en mai 2025. Pour les défenseurs de la souveraineté nationale, cette montée en puissance du CDENV illustre la tendance de l’institution strasbourgeoise à élargir son mandat d’origine, centré sur les droits de l’homme, pour imposer des normes écologiques uniformes qui restreignent l’autonomie législative des parlements nationaux.

L’alliance contestée de la justice et de l’activisme de la jeunesse

L’ordre du jour des réunions d’octobre 2026 témoigne d’une volonté d’institutionnaliser l’activisme vert, en accordant une attention particulière aux plus jeunes. Le comité étudiera des mesures spécifiques pour permettre aux enfants et aux jeunes défenseurs de l’environnement de s’exprimer librement, d’accéder aux informations et de saisir la justice en toute sécurité. Par ailleurs, un volet sensible portera sur la régulation de la « mésinformation » et de la « désinformation » en matière écologique. Le comité entend ainsi baliser le terrain pour les jeunes militants en facilitant leur accès direct aux outils d’influence et de justice. Cette orientation suscite des réserves légitimes quant au risque d’instrumentalisation de la jeunesse par des organisations militantes, tout comme les velléités de contrôle de l’information sous couvert de lutte contre les fausses nouvelles, susceptibles d’entraver le débat scientifique et économique contradictoire.

Vers une harmonisation pénale face aux compétences souveraines

Un autre point crucial de cette session strasbourgeoise concerne la mise en œuvre de la nouvelle Convention sur la protection de l’environnement par le droit pénal, référencée sous le titre STE n° 228. Ce traité, ouvert à la signature depuis le 3 décembre 2025, ambitionne de créer un cadre pénal commun face aux infractions écologiques. En parallèle, le comité procédera à un examen rigoureux des pratiques des cours, des tribunaux et des professionnels du droit pour harmoniser la jurisprudence à l’échelle du continent. Au cœur des débats juridiques figurera la ratification par les États membres de ce traité pénal européen contraignant. Ce transfert progressif de compétences vers des instances multilatérales pose la question de l’indépendance de la justice pénale, domaine régalien par excellence, que les nations souveraines se doivent de préserver face aux pressions extérieures et à l’activisme des magistrats spécialisés.

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L’intégration des approches écosystémiques dans la gouvernance locale

Au-delà de l’arsenal pénal et de la mobilisation de la jeunesse, les membres du comité débattront de l’intégration des solutions fondées sur la nature et des approches écosystémiques dans les structures administratives globales. Ce concept, qui vise à utiliser les écosystèmes naturels pour répondre à des défis sociétaux, est de plus en plus poussé par les instances de Strasbourg pour réformer la gestion du territoire au sein des pays membres. Les discussions viseront à inscrire ces solutions écologiques directement dans les politiques de gouvernance territoriale des États. Si la valorisation des ressources naturelles locales relève du bon sens historique, son encadrement par des directives centralisées suscite l’inquiétude des acteurs ruraux et agricoles. Ces derniers craignent de voir leurs usages traditionnels des sols et de l’espace forestier soumis à de nouvelles contraintes bureaucratiques pensées par des experts coupés du terrain.

Une diplomatie verte déconnectée des réalités locales

Enfin, le CDENV préparera la participation du Conseil de l’Europe aux grandes échéances de la diplomatie verte mondiale. Les délégations planifieront leurs contributions pour la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP17) à Erevan, en Arménie, ainsi que pour la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP31) à Antalya, en Turquie. Pour alimenter les échanges, le comité accueillera plusieurs experts internationaux, dont les rapporteurs spéciaux de l’ONU Michel Forst, chargé de la protection des militants sous l’égide de la Convention d’Aarhus, et Astrid Puentes Riaño, spécialiste du droit à un environnement sain. L’organisation paneuropéenne cherche ainsi à s’aligner sur les exigences de la gouvernance globale portée par les Nations Unies. Cette volonté d’intégration dans un agenda mondialiste contraste parfois avec les réalités économiques des peuples européens, de plus en plus éprouvés par les conséquences concrètes des réglementations issues de ces grands sommets internationaux.

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Écrit par
Raphael Simon

Fondateur et directeur de la publication de La Revue. Il suit l'économie des médias, l'hôtellerie et les grandes tendances de consommation.

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