- Le président Emmanuel Macron réunit les chefs de partis et les candidats le vendredi 18 septembre 2026 à 10h30.
- La rencontre portera sur les vives tensions au Proche-Orient, le conflit en Ukraine et les menaces hybrides attribuées à la Russie.
- Plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, ont confirmé leur participation.
Une convocation de l’exécutif face aux crises internationales

Le président de la République, Emmanuel Macron, a pris la décision de réunir les dirigeants des formations politiques ainsi que les principaux candidats à l’Élysée. Cette rencontre, programmée pour le vendredi 18 septembre 2026 à 10h30, prendra la forme d’un échange direct inspiré des précédentes « Rencontres de Saint-Denis » de l’été 2023. Cette initiative présidentielle intervient alors que l’exécutif cherche à faire face à une accumulation de crises majeures sur la scène internationale. Au cours de cette réunion, les responsables de l’armée et des services de renseignement français prendront la parole pour exposer directement aux forces politiques les informations stratégiques dont dispose actuellement l’État. Cette démarche vise officiellement à partager un diagnostic commun avec l’ensemble des forces de l’arc politique national, de la droite nationale à la gauche de rupture, dans un climat de fortes tensions mondiales.
Un contexte géopolitique et énergétique sous haute tension
L’ordre du jour de cette rencontre est particulièrement lourd et s’articule autour de plusieurs foyers d’instabilité globale. Les discussions se concentreront d’abord sur l’aggravation de la situation au Proche et au Moyen-Orient, un dossier sur lequel le chef de l’État s’est récemment entretenu avec le président irakien, l’émir du Qatar et le prince héritier. Les affrontements en cours font peser une menace directe sur les marchés de l’énergie, poussant l’Élysée à exiger du gouvernement une mobilisation générale pour garantir l’approvisionnement et maîtriser le coût des carburants en France. Par l’intermédiaire de ses services, l’exécutif suit également de près la dégradation du front russo-ukrainien, ainsi que la multiplication des attaques hybrides attribuées à la Russie en Europe du Nord. Dans ce climat de vulnérabilité nationale, la popularité du président de la République et de son ministre des Armées, Sébastien Lecornu, atteint historiquement ses niveaux les plus bas.
Une union sacrée de circonstance pour la classe politique
Sur le plan intérieur, cet événement oblige l’ensemble des forces politiques à se positionner face à l’exécutif dans un moment de crise. Les principales figures de l’opposition, de la droite nationale à la gauche, ont d’ores et déjà confirmé leur présence à l’Élysée. Parmi les participants attendus figurent Marine Le Pen pour le Rassemblement national, Bruno Retailleau, Édouard Philippe, Gabriel Attal, ainsi que Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, Olivier Faure et Raphaël Glucksmann. Les présidents des deux chambres parlementaires, Gérard Larcher pour le Sénat et Yaël Braun-Pivet pour l’Assemblée nationale, prendront également part aux échanges. Cette réunion forcera les leaders d’opposition à concilier leur devoir de responsabilité face aux périls extérieurs et leur critique de la politique étrangère et énergétique du gouvernement. Pour le pouvoir en place, l’enjeu sera de légitimer son action internationale et de désamorcer la colère sociale liée à la hausse redoutée des prix de l’énergie à la pompe.