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jeudi 17 septembre 2026
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La Chine appelle l’Iran et les États-Unis à relancer l’accord d’Islamabad

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La Chine appelle l'Iran et les États-Unis à relancer l'accord d'Islamabad
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L’essentiel
  • La Chine a formellement exhorté, mercredi, les États-Unis et l’Iran à rétablir le protocole d’accord d’Islamabad.
  • Ce texte, signé le 17 juin dernier au château de Versailles par Donald Trump et Massoud Pezeshkian, s’est effondré dès le début du mois de juillet.
  • Les tensions persistent autour de l’interprétation de l’article 5 concernant la réouverture du détroit d’Ormuz.

L’appel de Pékin pour relancer la diplomatie

La Chine appelle l'Iran et les États-Unis à relancer l'accord d'Islamabad

La diplomatie chinoise tente de relancer le dialogue au Moyen-Orient dans un contexte de vives tensions internationales. Mercredi, Pékin a officiellement exhorté les États-Unis et la République islamique d’Iran à revenir aux dispositions du protocole d’accord d’Islamabad. Cette initiative survient alors que les canaux de discussion directs semblent totalement gelés entre Washington et Téhéran. Du côté iranien, le pouvoir continue de soutenir activement ce texte de compromis, bien que de nombreux observateurs occidentaux et alliés de Washington aient critiqué ce mémorandum, le jugeant particulièrement déséquilibré en faveur de la République islamique. Cependant, malgré les pressions exercées par la diplomatie chinoise, les conditions politiques et militaires nécessaires à une véritable reprise des négociations bilatérales ne semblent pas du tout réunies aujourd’hui. Face à l’impasse actuelle, la Chine tente de s’imposer comme un médiateur clé en appelant au respect de l’accord d’Islamabad. Cette démarche intervient dans une période d’incertitude majeure où les initiatives de paix peinent à s’imposer face à la réalité des affrontements sur le terrain.

Un accord mort-né signé sous les dorures de Versailles

Pour comprendre la portée de cet appel, il convient de rappeler la chronologie de ce texte qui semblait pourtant prometteur. Il y a précisément trois mois, le 17 juin, les chefs d’État américain et iranien s’accordaient sur un texte historique négocié sous l’égide et la médiation du Pakistan. Le président américain Donald Trump avait ainsi signé solennellement le document au château de Versailles, dans le but affiché de mettre un terme aux hostilités qu’il avait engagées quelques mois auparavant aux côtés d’Israël contre le régime de Téhéran. Quelques heures à peine après cette signature, le président iranien Massoud Pezeshkian contresignait le protocole depuis sa capitale. Pourtant, ce fragile édifice diplomatique s’est effondré dès le début du mois de juillet à la suite d’incidents militaires répétés. En réaction à des attaques directes menées par les forces iraniennes contre des navires marchands naviguant dans les eaux stratégiques du détroit d’Ormuz, les forces armées américaines ont immédiatement répliqué par de nouvelles frappes aériennes ciblées sur le territoire iranien, déclenchant un engrenage immédiat de représailles de la part de Téhéran.

L’imbroglio autour du détroit d’Ormuz bloque toute issue

Concrètement, la situation sur le terrain reste extrêmement volatile et suspendue à des querelles juridico-militaires insolubles. Les deux puissances rivales s’opposent frontalement sur la lecture et l’application stricte de l’article 5 du protocole d’accord d’Islamabad, qui régit spécifiquement les conditions et les modalités techniques de la réouverture du détroit d’Ormuz. Depuis la rupture ouverte des discussions de juillet, la région vit au rythme d’une alternance constante entre des phases de violents affrontements armés et de courtes périodes d’accalmie précaire. L’initiative diplomatique de la Chine met en lumière la difficulté de stabiliser cette route maritime cruciale sans un engagement renouvelé des deux signataires initiaux. Alors que le mémorandum d’entente d’Islamabad paraît moribond, l’attitude future de Washington et de Téhéran déterminera si ce texte peut être ressuscité ou si la région s’enfoncera définitivement dans un conflit d’usure à l’issue incertaine.

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Écrit par
Nadia Belkacem

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